Le Sénégal s’engage dans une phase décisive pour sa souveraineté alimentaire, avec une attention particulière portée à la filière pomme de terre. Alors que la demande nationale reste soutenue, les autorités, s’appuyant sur les données du ministère de l’Agriculture, ont défini une trajectoire précise pour s’affranchir de la dépendance extérieure. L’objectif n’est plus seulement d’augmenter les rendements, mais d’atteindre un niveau de stock capable de couvrir l’intégralité des besoins domestiques, y compris lors des périodes de forte consommation.
Selon les informations rapportées par notre confrère Sud Quotidien, l’État a fixé une échéance claire : 2026. À cette date, le Sénégal projette d’atteindre une production nationale de 255 000 tonnes. Ce volume record constitue le seuil technique identifié pour mettre un terme définitif aux importations de ce tubercule. Cette ambition marque une rupture avec la situation actuelle, où la production pour la campagne en cours est estimée à 155 000 tonnes, face à une consommation annuelle évaluée à 210 000 tonnes.
Pour combler ce déficit structurel et atteindre l’objectif fixé, la stratégie repose sur la maîtrise des intrants. Cette année, 16 869 tonnes de semences ont été importées pour soutenir les producteurs, tandis qu’un effort de production locale a permis de générer près de 14 000 tonnes de semences sur le sol sénégalais. Les rendements observés varient considérablement selon la typologie des exploitations : les petits producteurs tournent autour de 25 tonnes par hectare, contre 45 tonnes par hectare pour les grandes exploitations industrielles.
La régulation du marché constitue l’autre pilier de ce plan. Une planification sur 14 mois a été établie pour sécuriser l’approvisionnement durant les événements religieux majeurs comme la Tabaski, le Ramadan ou le Magal. Cette gestion des flux repose sur une capacité de stockage frigorifique nationale estimée à 180 000 tonnes. Pour accompagner la hausse de production prévue, des investissements privés à hauteur de 9 milliards de FCFA sont en cours pour ajouter 35 000 tonnes de capacité supplémentaire, consolidant ainsi la chaîne de valeur locale.
Vous les sénégalais je vous suggère de garder jalousement votre président et votre premier ministre qui sont en train de développer le Sénégal.