Les répercussions du conflit au Moyen-Orient menacent directement les équilibres économiques internationaux. Face aux perturbations majeures qui touchent le transport maritime, une voix européenne s’est élevée ce dimanche pour alerter sur les conséquences d’une paralysie prolongée de l’approvisionnement mondial.
Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, a formellement demandé la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage devenu l’un des épicentres des tensions actuelles. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le chef du gouvernement a exprimé ses vives inquiétudes sur le réseau social X. « Le gouvernement espagnol exige l’ouverture d’Ormuz et la préservation de tous les sites énergétiques du Moyen-Orient », a-t-il déclaré, précisant que le monde se trouve à un « point de bascule » et qu’une escalade supplémentaire pourrait déclencher une crise énergétique à long terme pour l’humanité.
Cette déclaration intervient dans un climat de détérioration sécuritaire continue. La région fait face à une intensification des hostilités depuis le lancement, le 28 février, d’une offensive conjointe des États-Unis et d’Israël contre l’Iran. Ce développement militaire a causé la mort de plus de 1 300 personnes, incluant le Guide suprême iranien de l’époque, Ali Khamenei. La diplomatie espagnole maintient une position active sur ces dossiers, Madrid ayant récemment participé à une initiative conjointe de quatorze missions occidentales pour dénoncer la situation sécuritaire dans les territoires palestiniens.
En riposte à l’offensive de février, Téhéran a multiplié les frappes de drones et de missiles. Les cibles ont englobé Israël, mais également des installations militaires américaines situées en Jordanie, en Irak et dans les pays du Golfe. Ces opérations ont engendré des pertes humaines et des dégâts matériels sur les infrastructures, tout en perturbant significativement le trafic aérien et les marchés mondiaux.
L’une des conséquences majeures sur l’économie globale résulte de la fermeture de facto du détroit d’Ormuz par l’Iran à la plupart des navires. Cet axe est stratégique pour le transit pétrolier. En temps normal, près de 20 millions de barils de pétrole y transitent quotidiennement, ce qui représente environ 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.