Depuis le déclenchement des hostilités directes à la fin du mois de février, les conséquences humaines de l’escalade militaire au Moyen-Orient commencent à être précisément documentées. Les autorités sanitaires israéliennes viennent de communiquer sur le volume de victimes prises en charge dans leurs structures hospitalières à la suite des frappes de riposte.
Selon les données rapportées par l’agence Anadolu, le ministère israélien de la Santé a recensé mardi un total de 6 131 personnes blessées et évacuées vers les hôpitaux depuis le 28 février, date marquant le début de la guerre avec Téhéran.
Sur ce nombre d’admissions, 118 patients sont toujours sous observation médicale. Dans un point de situation publié sur le réseau social X, le ministère détaille l’état clinique de ces blessés : une personne se trouve en urgence absolue, 17 dans un état grave et 27 dans un état modéré. Les services de santé comptabilisent également 72 blessures légères, tandis qu’un individu est spécifiquement suivi pour un état d’anxiété.
Cette comptabilité s’inscrit dans le cadre d’un conflit régional majeur initié par une offensive conjointe d’Israël et des États-Unis contre l’Iran. Cette opération militaire globale a déjà causé la mort de plus de 1 340 personnes, parmi lesquelles figure l’ancien guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
En réponse à cette offensive, Téhéran a déployé une série de frappes de drones et de missiles. Ces attaques ont ciblé non seulement le territoire israélien, mais également la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines. Outre les pertes humaines et les dégâts matériels infligés aux infrastructures de ces différents pays, ces affrontements continus entraînent de fortes perturbations sur les marchés mondiaux et affectent significativement le transport aérien international.