Plus de 400 Sénégalais ont été interpellés entre le 1er et le 4 novembre 2026 alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Europe par la mer. Les opérations ont été menées au Sénégal, en Gambie et en Guinée-Bissau.
Le bilan fait état de plus de 400 Sénégalais interpellés en quatre jours. Africtelegraph rapporte que les ressortissants concernés ont été arrêtés par les forces de sécurité des trois pays. Le chiffre rassemble ainsi des opérations conduites au-delà des seules côtes sénégalaises.
Le déplacement des départs vers le sud est lié au renforcement des patrouilles sur la Petite Côte et dans la région de Saint-Louis, selon les éléments rapportés. Les réseaux de passeurs utilisent des points d’embarquement en Gambie et en Guinée-Bissau, où les contrôles côtiers sont décrits comme moins présents.
Les itinéraires plus longs exposent les passagers à des traversées qui peuvent durer de sept à dix jours jusqu’aux Canaries. En 2025, au moins 3 090 personnes sont mortes sur les routes migratoires vers l’Espagne, selon Caminando Fronteras.
L'actualité du Sénégal dans votre poche
Téléchargez l'app gratuite et suivez l'info en temps réel.
Au Sénégal, le chômage des 15-34 ans reste supérieur à 20 %, d’après les données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie. Les transferts de la diaspora, estimés à plus de 2 800 milliards de francs CFA en 2023 par la BCEAO, participent aux revenus de nombreuses familles.
En février 2024, la Mauritanie a signé avec l’Union européenne un protocole migratoire doté de 210 millions d’euros, dont une partie finance la surveillance côtière.



