Plus de 1 900 morts recensés : l’Iran fixe ses exigences face aux États-Unis et à Israël pour stopper l’escalade

Après une nuit marquée par des frappes américano-israéliennes sur plusieurs villes iraniennes, les équipes de secours s’activent dans les décombres. Dans ce contexte d’escalade militaire, Téhéran a défini ses préalables pour toute négociation de cessez-le-feu, alors que le bilan humain s’alourdit considérablement.

Le Croissant-Rouge iranien poursuit ses recherches pour retrouver des survivants pris au piège sous les décombres, suite aux raids aériens menés par les forces américaines et israéliennes. Selon les médias locaux, trois bâtiments résidentiels ont été touchés vendredi à Qom, causant la mort de six personnes. Le nombre exact de blessés dans cette localité reste pour l’heure indéterminé.

À Téhéran, de multiples explosions ont retenti durant la nuit. L’armée israélienne a indiqué avoir ciblé les infrastructures des dirigeants iraniens au cœur de la capitale. La chaîne Al Jazeera, présente sur place, a rapporté l’activation continue des systèmes de défense antiaérienne face aux menaces de drones et aux détonations massives. D’autres frappes ont visé des complexes industriels à Karaj et Ispahan, ainsi qu’un quartier résidentiel à Ourmia, où quatre immeubles ont été entièrement détruits par des tirs de missiles, faisant plusieurs victimes.

Le bilan humain de ce conflit atteint des proportions critiques. Selon les données communiquées à Al Jazeera par le vice-ministre iranien de la Santé, Ali Jafarian, 1 937 personnes ont perdu la vie et près de 25 000 autres ont été blessées depuis le début des hostilités. Parmi les victimes décédées figurent 240 femmes et 212 enfants. Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) alerte sur l’épuisement de la population. Jan Egeland, son directeur, souligne que des millions d’Iraniens ont fui leur foyer, tandis que les civils paient le prix fort de cette guerre qui a déjà fait 2 700 morts à travers le Moyen-Orient.

Sur le front diplomatique, l’incertitude plane sur les négociations. L’Iran a posé jeudi ses conditions pour un cessez-le-feu. Celles-ci incluent l’arrêt des assassinats ciblés contre ses dirigeants, l’obtention de réparations de guerre, des garanties de non-répétition et la fin des hostilités de la part de tous les groupes impliqués dans la région. Parallèlement, Téhéran réaffirme son droit légal sur cette voie maritime stratégique et maintient son contrôle de fait sur le détroit d’Ormuz, une situation qui continue de provoquer des pénuries mondiales de carburant.

Face à cette situation, le Conseil de sécurité des Nations Unies a programmé une consultation à huis clos ce vendredi, à l’initiative des États-Unis qui en assurent actuellement la présidence tournante.

Notre rédaction constate que les répercussions de ces affrontements s’étendent rapidement aux pays du Golfe. Au Koweït, la Garde nationale a intercepté deux drones, tandis qu’aux Émirats arabes unis, les systèmes de défense ont été activés face à une menace de missile. En parallèle, l’armée israélienne poursuit son offensive terrestre au Liban, ordonnant l’évacuation immédiate du village de Sajd, dans le sud du pays, sous peine d’interventions imminentes.

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