La tension franchit un nouveau palier dans le nord de l’Irak. La ville d’Erbil, située dans la Région kurde, est actuellement le théâtre d’une intensification militaire majeure, marquée par une succession d’attaques aux drones kamikazes et aux missiles balistiques.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, plusieurs points névralgiques de la ville ont été pris pour cible. Des comptes liés à des groupes armés proches de Téhéran et basés en Irak indiquent que le consulat américain ainsi que l’aéroport d’Erbil, qui abrite une installation militaire des États-Unis, figurent parmi les sites visés. Une résidence a également été touchée par un drone kamikaze, déclenchant un incendie. Des sources locales précisent que des soldats américains séjournaient dans ce bâtiment, tandis que des images de flammes et d’épaisses colonnes de fumée s’élevant des zones d’impact circulent largement sur les réseaux sociaux.
Cette flambée de violence s’inscrit dans un contexte de représailles croissantes impliquant l’Iran, face aux récentes opérations américano-israéliennes dans la région. En réponse à ces frappes, l’espace aérien d’Erbil connaît une activité particulièrement dense. Le gouverneur de la ville, Omid Khoshnaw, a officiellement communiqué sur le déploiement d’avions de combat de la coalition internationale dirigée par Washington, chargés de survoler la zone pour assurer des missions de protection et de surveillance.
L’offensive ne se limite pas aux drones. Mardi, le quartier général des forces Peshmerga, sous l’autorité du Gouvernement régional kurde d’Irak (GRKI) dans le district de Soran, a essuyé le tir de six missiles balistiques. Le bilan de cette frappe s’élève à six morts et trente blessés dans les rangs des Peshmerga. Le président du GRKI, Nechirvan Barzani, a fermement condamné cette agression, désignant directement l’Iran comme responsable.
L’implication de Téhéran a d’ailleurs été confirmée de manière officielle. Dans une déclaration relayée par Anadolu, l’armée iranienne a revendiqué l’attaque aux missiles sol-sol contre la base américaine de l’aéroport d’Erbil, affirmant viser à la fois les forces des États-Unis et des groupes d’opposition kurdes iraniens qui y sont installés. L’état-major iranien a également précisé que l’offensive menée aux premières heures du 24 mars procédait de la même logique militaire.