Une nouvelle offensive de l’armée israélienne a visé la bande de Gaza et la Cisjordanie occupée ce lundi, entraînant des pertes humaines et de multiples interpellations. En parallèle, les tractations diplomatiques se poursuivent au Caire autour de l’accord de cessez-le-feu parrainé par les États-Unis.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, une frappe aérienne israélienne a ciblé un groupe d’hommes rassemblés devant une école à Deir el-Balah, dans le centre de Gaza. Les services médicaux de l’hôpital Al-Aqsa ont confirmé la mort d’au moins trois personnes. Simultanément, les forces israéliennes ont mené des raids dans plusieurs villes de Cisjordanie occupée, incluant Jérusalem-Est. Ces opérations ont conduit à l’arrestation d’au moins 30 Palestiniens, parmi lesquels figurent deux enfants et d’anciens détenus, a indiqué le Bureau des médias des prisonniers palestiniens.
Ces événements sur le terrain se déroulent alors que des médiateurs égyptiens, turcs et qataris rencontrent les dirigeants du Hamas au Caire. Les discussions portent sur l’application de la deuxième phase du plan de paix élaboré par l’administration de Donald Trump. Ce dispositif prévoit le désarmement progressif du Hamas sur une période de huit mois, consécutivement à la prise de contrôle de Gaza par un comité de technocrates palestiniens soutenu par Washington.
Notre rédaction a appris que les négociateurs du Hamas ont posé un préalable strict à ce processus. Le mouvement a signifié aux médiateurs qu’aucune discussion sur le dépôt des armes n’avancera tant qu’Israël n’aura pas appliqué intégralement la première phase de l’accord de Donald Trump, qui exige un cessez-le-feu total dans l’enclave.
Sur le terrain, la trêve instaurée en octobre dernier reste extrêmement fragile. Les troupes israéliennes contrôlent actuellement une zone dépeuplée représentant plus de la moitié de Gaza, délimitée par des blocs jaunes, tandis que le Hamas administre une étroite bande côtière. Depuis le début de cet accord, plus de 750 Palestiniens et quatre soldats israéliens ont perdu la vie, chaque camp accusant l’autre de violer les termes de l’entente. Des responsables militaires israéliens ont déclaré se préparer à une reprise totale de la guerre si le mouvement palestinien refuse de rendre les armes.
Les données du ministère de la Santé de Gaza indiquent que la guerre déclenchée en octobre 2023 a causé la mort de plus de 72 000 Palestiniens. En Cisjordanie, les attaques de l’armée et des colons ont fait au moins 1 133 morts, 11 700 blessés et près de 22 000 arrestations sur la même période.