Le secteur de la régulation pharmaceutique traverse une période de tensions. Face à l’éventualité de poursuites judiciaires brandie par l’entreprise Softcare contre des agents de l’Agence Sénégalaise de Réglementation Pharmaceutique (ARP), le ministre de la Santé et de l’Action sociale s’est prononcé. Ibrahima Sy a tenu à définir clairement le cadre d’intervention et les limites de la couverture de l’État dans ce dossier.
Selon les informations rapportées par Sud Quotidien, le ministre a fermement rappelé le principe de la responsabilité individuelle dans l’exercice des fonctions publiques. Interpellé sur la position de l’administration centrale face à ces menaces de plaintes, Ibrahima Sy a souligné que chaque agent doit assumer les actes posés dans le cadre de ses missions. Il a catégoriquement rejeté l’idée d’une responsabilité diluée au sein de l’appareil d’État.
« La notion de responsabilité est essentielle. Lorsqu’un acte est posé, il faut l’examiner pour déterminer s’il est conforme ou non », a-t-il déclaré. Pour illustrer son propos, le ministre a pris l’exemple de ses propres fonctions. Il a précisé que s’il venait à poser des actes irresponsables dans son bureau, les conséquences n’engageraient ni le Premier ministre ni le président de la République, mais lui seul.
Au-delà de ce rappel à l’ordre, Ibrahima Sy a appelé les inspecteurs à la plus grande prudence dans la gestion des dossiers sensibles susceptibles de déboucher sur des procédures judiciaires. Il a exigé que toute décision prise par l’ARP repose exclusivement sur des éléments factuels solides.
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« Il faut analyser les données disponibles avant d’agir. Lorsque les preuves sont irréfutables, une décision peut être prise. Dans le cas contraire, il faut éviter toute démarche dictée par l’émotion », a précisé le ministre de la Santé.
