Le climat de tension actuel et la peur des interpellations engendrent une situation sanitaire préoccupante au Sénégal. Une partie de la population, visée par des actions de répression, a brutalement interrompu sa prise en charge clinique, alertant les professionnels de la santé sur un risque majeur de santé publique.
La traque ciblant la communauté homosexuelle provoque en effet une rupture alarmante du suivi médical des personnes vivant avec le VIH. Selon les informations rapportées par le portail Kawtef, qui s’appuie sur les données du quotidien Les Échos, les structures sanitaires constatent une désertion des patients concernés. Ces derniers ne se présentent plus aux consultations régulières prévues dans leur parcours de soins.
Cette absence des structures de santé s’accompagne d’un arrêt de la récupération des traitements antirétroviraux. Face à ce décrochage soudain, le corps médical redoute une reprise de l’épidémie. Les professionnels de santé avertissent que cette interruption massive des traitements rend désormais incertain le contrôle de la propagation de la maladie.