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Peter Magyar remplace Viktor Orban et compte débloquer un prêt pour l’Ukraine

Peter Magyar, leader du parti Tisza, a remporté les élections législatives en Hongrie, mettant fin à plus de 16 ans de gouvernance de Viktor Orban. Ce changement à la tête du gouvernement modifie la dynamique des relations entre Budapest et l’Union européenne, avec des répercussions directes sur plusieurs dossiers diplomatiques et économiques.

Selon les informations d’Al Jazeera, la priorité du nouveau Premier ministre est de relancer une économie marquée par trois années de stagnation et par l’inflation la plus élevée de l’UE en 2023. Pour y parvenir, Peter Magyar vise le déblocage de plus de 16 milliards d’euros de fonds européens, alloués à la suite de la pandémie de COVID-19 mais retenus par Bruxelles. Il devra faire adopter une série de lois avant une échéance fixée au mois d’août pour répondre aux exigences européennes concernant l’indépendance de la justice et la lutte contre la corruption.

Cette nécessité d’accéder aux financements européens devrait influencer la position hongroise vis-à-vis de Kiev. Bien que conservateur et opposé à une adhésion accélérée de l’Ukraine à l’UE ainsi qu’à un soutien militaire, Peter Magyar prévoit d’adopter une approche moins frontale que son prédécesseur. Il est notamment attendu qu’il lève le veto imposé en février par Viktor Orban sur un prêt de 90 milliards d’euros destiné à l’Ukraine. Pawel Zerka, chercheur au Conseil européen des relations internationales (ECFR), anticipe un compromis basé sur un échange de fonds entre les différentes parties.

Sur le plan énergétique, la Hongrie continuera d’importer du carburant russe. Pawel Zerka précise que le pays manque d’alternatives face aux pénuries mondiales, obligeant le nouveau dirigeant à maintenir ces importations pour garantir la sécurité énergétique nationale, tout en prenant ses distances politiques avec Moscou.

Concernant la politique migratoire, le parti Tisza compte atténuer la rhétorique gouvernementale pour tenter de faire annuler une amende de 200 millions d’euros infligée par l’UE, liée au refus de la Hongrie de respecter les droits des demandeurs d’asile. Toutefois, la clôture frontalière sera maintenue et l’opposition aux quotas de relocalisation restera en vigueur, indique Gabor Scheiring, ancien membre de l’Assemblée nationale hongroise.

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