La gestion de la sécurité des infrastructures sensibles au Moyen-Orient mobilise le plus haut sommet de l’État russe. Lors d’une rencontre avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la direction du géant nucléaire public Rosatom a détaillé les dispositions prises par Moscou pour protéger ses ressortissants affectés en Iran.
Vendredi, dans la capitale russe, le directeur général de Rosatom, Alexeï Likhachev, a tenu une conférence de presse conjointe avec Rafael Grossi, le chef de l’AIEA. Au cœur de leurs échanges : la situation de la centrale nucléaire de Bouchehr, située en territoire iranien. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, Vladimir Poutine s’implique directement dans la gestion de ce dossier.
Le président russe a validé plusieurs mesures supplémentaires visant à garantir la sécurité des employés russes sur place, mais également celle des convois destinés à leur évacuation. Notre rédaction note que cette implication s’accompagne de rapports réguliers transmis au Kremlin concernant les procédures d’urgence, la sécurité du site et les perspectives de développement de l’installation.
Concrètement, des opérations de retrait ont déjà été enclenchées. Alexeï Likhachev a précisé que 150 spécialistes supplémentaires affectés à la centrale de Bouchehr ont été évacués dans la nuit du 10 au 11 mars. À l’heure actuelle, environ 450 membres du personnel russe demeurent sur le site.
Par ailleurs, le responsable de Rosatom a abordé la question d’un éventuel programme militaire iranien. Il a affirmé que son agence ne dispose d’aucune information ni preuve concernant la présence d’armes nucléaires en Iran, qualifiant les affirmations contraires de simples « déclarations politiques ». Les discussions entre Likhachev et Grossi, élargies à un format interministériel, ont également permis de faire le point sur la situation de la centrale de Zaporijjia.