Quatorze personnes ont été arrêtées à Dakar, soupçonnées de faire partie d’un réseau international de pédocriminalité impliqué dans des viols, du proxénétisme et la transmission volontaire du VIH à des enfants de moins de 15 ans, principalement des talibés. Selon les enquêteurs, ce groupe aurait transformé de jeunes garçons en « objets sexuels » pour des adultes, souvent séropositifs.
Cette affaire révèle l’ampleur du phénomène des violences sexuelles sur les enfants en situation de rue au Sénégal. Les Organisations de la Société Civile (OSC) engagées dans la protection des droits de l’enfant dénoncent la gravité de ces abus et l’insuffisance des réponses institutionnelles. Chaque jour, des milliers d’enfants vulnérables restent exposés à des risques d’exploitation, de violences et de maladies, sans soutien familial ni protection sociale.
Les OSC appellent l’État à agir sans délai : « identifier et protéger les enfants victimes, démanteler les réseaux criminels, garantir l’accès aux soins, aux traitements antirétroviraux et à un accompagnement psychosocial ». Elles réclament également la mise en œuvre effective du Code de l’Enfant, le renforcement de la Stratégie Nationale de Protection de l’Enfance, la régulation des daaras et la réinsertion des enfants retirés de la rue.
Pour CONAFE, PPDH, Amnesty, RADDHO, LSDH, Free The Slaves et Action Enfance, le temps n’est plus aux discours : « face à l’ampleur du drame, l’inaction n’est pas une option. »