Serigne Bassirou Abdou Khadre affirme que la recherche de passeports diplomatiques pour des personnes qui en font la demande ne fait pas partie de la mission de Cheikh Bass auprès du khalife.
Il rappelle que ce document est associé, en principe, à l’exercice de fonctions officielles. « Pour en disposer, il faut être un diplomate », a-t-il déclaré.
Cette mise au point intervient après une démarche particulière : Serigne Mountakha Mbacké lui avait demandé de transmettre au président Bassirou Diomaye Faye une requête concernant certains chefs religieux. Les motifs avancés étaient des déplacements à l’étranger pour recevoir des soins ou rendre visite à des disciples vivant hors du Sénégal. Ces précisions sur son rôle et la demande transmise ont été rapportées par leral.
Le sujet est sensible jusque dans les rapports au sommet de l’État. Ousmane Sonko a accusé l’ambassadrice de France, Christine Fages, d’ingérence après qu’elle eut proposé son aide à des chefs religieux. La question des passeports diplomatiques a ainsi déjà suscité des tensions politiques, alors même que Serigne Bassirou Abdou Khadre présente leur attribution à certaines personnalités religieuses comme une faveur des autorités, et non comme un droit lié à leur statut.
Le porte-parole a par ailleurs appelé les autorités à faire preuve de davantage de sollicitude envers les responsables religieux. Selon lui, leur statut particulier doit être pris en compte dans les rapports avec les pouvoirs publics ; un chef religieux ne devrait pas être considéré comme « un simple citoyen » au même titre que tous les autres.
Il affirme que le président Bassirou Diomaye Faye lui aurait indiqué qu’il signait les demandes qui lui étaient officiellement adressées dans ce cadre.



