Le Premier ministre Ousmane Sonko a demandé à plusieurs ministres de prendre les mesures nécessaires pour relancer la gestion du patrimoine naturel du Sénégal. Sont visés les départements chargés de l’Environnement, du Tourisme, de l’Économie, du Plan et de la Coopération, ainsi que des Finances et du Budget.
Cette orientation prévoit une exploitation jugée moderne et durable des parcs nationaux et de plusieurs zones écologiques majeures. Le mécanisme retenu repose sur les partenariats public-privé, souvent appelés PPP, c’est-à-dire des montages dans lesquels l’État confie une partie de l’aménagement ou de la valorisation à des opérateurs privés, tout en gardant un rôle de supervision. Au milieu de cette démarche, Ndarinfo indique que l’Exécutif travaille en étroite collaboration avec le COSIVRA pour structurer ce déploiement.
L’objectif affiché est double : protéger la biodiversité tout en renforçant l’attractivité économique de ces espaces. Le gouvernement cherche ainsi à attirer des investissements, à améliorer les infrastructures d’accueil et à créer de nouvelles recettes, tout en maintenant une protection stricte des zones classées.
Plusieurs sites sont directement concernés par cette stratégie. Il s’agit du Parc national du Niokolo-Koba, du Parc de Hann, du Delta du Saloum, du Parc national des oiseaux du Djoudj, mais aussi des réserves urbaines du Technopole de Dakar et du Lac Rose. L’aménagement et la valorisation de ces espaces devraient donc être confiés à des opérateurs privés, sous le contrôle de l’État, dans le cadre de cette nouvelle feuille de route annoncée par le gouvernement.