Le conflit social se durcit à l’Office national de l’assainissement du Sénégal (ONAS). Les négociations entre la direction et les organisations syndicales n’ont toujours pas abouti à un accord, les deux parties restant campées sur leurs positions. Ainsi, la négociation prend l’eau, les syndicats sortent les bottes.
Face à l’absence d’avancées, les travailleurs menacent de durcir le mouvement. Ils demandent « des réponses concrètes à l’ensemble des points de revendication » et annoncent le dépôt prochain d’un préavis de grève.
En effet, à l’issue d’une rencontre de conciliation initiée par l’Inspection du travail, la direction de l’ONAS a indiqué ne pas être en mesure de satisfaire les revendications formulées par les travailleurs.
Ces derniers dénoncent notamment le non-paiement de certains droits, le règlement d’arriérés dus aux agents et la régularisation de plusieurs situations administratives.
Selon le coordonnateur adjoint du cadre permanent de l’ONAS, Latyr Thior, la médiation n’a pas permis de trouver une issue favorable. « La direction ne peut pas satisfaire les revendications des syndicats », a-t-il expliqué, estimant que certaines demandes dépassent le cadre de compétence immédiate de l’administration.
Les représentants des travailleurs ont mis en avant plusieurs points prioritaires. Ils réclament notamment « la régularisation de la dette d’assainissement par le paiement intégral des sommes dues par la société concernée », ainsi que « la simplification des procédures futures dans le cadre de la réorganisation en cours ».
Ils exigent également le règlement de la situation des travailleurs en attente de régularisation depuis plusieurs années.
Pour les délégués syndicaux, la situation actuelle nécessite désormais un véritable engagement de la direction. « Il ne s’agit plus d’un simple contact de conciliation, mais de trouver des solutions concrètes à une crise qui dure depuis 2022 », soutiennent-ils.
Les syndicats accusent la direction de manquer de volonté dans la recherche d’une sortie de crise.
« Nous constatons qu’il n’y a aucune volonté manifeste de sa part pour trouver une solution », dénoncent-ils, tout en appelant à une reprise sérieuse des discussions.
Le bras de fer entre les agents de l’ONAS et leur direction reste donc entier.
