L’offensive militaire menée par Israël et les États-Unis en Iran vient de franchir un nouveau palier avec un lourd bilan humain. Loin des cibles strictement militaires annoncées au départ de la campagne, de récents bombardements ont touché des infrastructures, entraînant la mort de dizaines de personnes.
Selon les médias d’État iraniens, un raid israélien a détruit une école primaire pour filles à Minab, une ville située dans la province d’Hormozgan, dans le sud de l’Iran. Cette attaque a coûté la vie à au moins 51 personnes. Parallèlement, l’agence de presse iranienne Mehr a rapporté qu’une autre frappe israélienne a visé un établissement scolaire à l’est de la capitale, Téhéran, tuant au moins deux étudiants.
Ces événements s’inscrivent dans le cadre d’une vaste campagne de bombardements. Cité par Al Jazeera, le correspondant Mohammed Vall, en direct de Téhéran, souligne que la destruction de cette école pour filles contredit directement les déclarations des forces américaines et israéliennes. Ces dernières affirmaient jusqu’ici vouloir cibler le régime en se limitant à des objectifs militaires, sans toucher la population.
Le journaliste d’Al Jazeera précise également que ces pertes civiles entrent en contradiction avec les récentes déclarations du Président Donald Trump, qui avait promis que de l’aide parviendrait au peuple iranien. Les autorités iraniennes s’appuient désormais sur ces frappes pour dénoncer une violation du droit international et une agression directe contre les civils.
Dans ce contexte de crise, le ministère iranien de la Santé et de l’Éducation médicale a rappelé que des milliers de civils ont été tués ou blessés, et de nombreuses infrastructures publiques détruites, lors de la guerre de 12 jours ayant opposé les États-Unis et Israël à l’Iran en juin 2025.
L’Iran a totalement le droit de se défendre face aux Etats voyous que sont les États-Unis et Israël.