Frappes américaines en Iran : la riposte de Téhéran pousse huit États du Moyen-Orient à prendre une mesure d’urgence

L’escalade militaire entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran engendre des répercussions immédiates sur la sécurité et la logistique à travers tout le Moyen-Orient. Les récentes frappes menées par les États-Unis et Israël sur le sol iranien, suivies de la riposte de la République islamique, ont provoqué une onde de choc qui paralyse désormais les mouvements dans la région.

Face à l’intensité des affrontements, au moins huit États ont pris la décision de fermer totalement leur espace aérien. Selon nos informations, cette mesure drastique concerne l’Iran, Israël, l’Irak, la Jordanie, le Qatar, Bahreïn, le Koweït et les Émirats arabes unis. De son côté, la Syrie a annoncé la restriction d’une partie de son espace aérien dans le sud, le long de sa frontière avec Israël, pour une durée de douze heures.

Cette situation découle directement des attaques coordonnées par les forces américaines et israéliennes. Donald Trump avait affirmé sa volonté d’anéantir l’industrie des missiles ainsi que la marine de l’Iran. Avant cette offensive, Téhéran était encore engagé dans des négociations avec Washington concernant son programme nucléaire. En représailles, les forces iraniennes ont lancé des frappes contre Israël et plusieurs pays du Golfe abritant des installations militaires américaines.

La position de Téhéran s’est radicalisée à la suite de ces événements. Un haut responsable iranien a déclaré à la chaîne Al Jazeera que tous les intérêts et actifs américains et israéliens au Moyen-Orient constituent désormais des cibles légitimes. « Il n’y a plus de lignes rouges après cette agression, et tout est possible », a-t-il précisé. Le correspondant d’Al Jazeera à Doha, Ali Hashem, souligne que l’attaque conjointe américano-israélienne et la riposte iranienne ont créé deux conflits parallèles, complexifiant la crise à un niveau inédit pour la région.

Cette paralysie du ciel moyen-oriental bouleverse le trafic international. La zone est un corridor essentiel pour les liaisons entre l’Europe et l’Asie, d’autant plus que les espaces aériens russe et ukrainien demeurent inaccessibles à la plupart des compagnies en raison de la guerre. Face au danger, de nombreux transporteurs mondiaux, tels qu’Air France, Lufthansa, Qatar Airways, British Airways ou encore Air India, ont suspendu ou dérouté leurs vols. Le ministère russe des Transports a également confirmé la suspension des liaisons de ses compagnies vers l’Iran et Israël.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire