Les négociations indirectes entre Washington et Téhéran, tenues jeudi à Genève sous l’égide d’Oman, ont abouti à une avancée majeure. Alors que les tensions laissaient craindre une escalade militaire, un terrain d’entente a été trouvé concernant la gestion du programme nucléaire de la République islamique.
Selon les informations rapportées par la chaîne Al Jazeera, l’Iran a accepté de ne plus jamais stocker d’uranium enrichi. Le ministre omanais des Affaires étrangères, Badr bin Hamad Al Busaidi, a qualifié cette décision de percée diplomatique. « L’accomplissement le plus important est l’accord selon lequel l’Iran n’aura plus jamais de matière nucléaire permettant de créer une bombe », a-t-il déclaré lors d’un entretien accordé à CBS News à Washington.
Le compromis technique repose sur le principe du « zéro stockage ». Concrètement, Téhéran s’engage à réduire ses réserves actuelles de matières nucléaires au niveau le plus bas possible. Celles-ci seront converties en combustible de manière irréversible. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sera chargée d’assurer une vérification complète et exhaustive de ce processus de démantèlement des stocks.
Pour le chef de la diplomatie omanaise, cette approche élimine physiquement la possibilité de constituer un arsenal atomique. Il estime qu’un accord de paix global est désormais « à portée de main » d’ici quelques mois, précisant que l’Iran se montre également disposé à discuter de son programme de missiles.
Du côté de Washington, la position officielle reste marquée par la fermeté. Le président américain Donald Trump, qui s’est entretenu vendredi avec son vice-président JD Vance, a exprimé son insatisfaction quant à la manière dont se déroulent les pourparlers actuels. Tout en maintenant sa préférence pour une issue diplomatique, il a souligné que l’Iran « serait intelligent de conclure un accord ». Il a également rappelé qu’il préférerait ne pas recourir à la force militaire, bien que cette option demeure envisagée si nécessaire.
Les délégations américaine et iranienne doivent se retrouver ce lundi à Vienne, en Autriche, pour un nouveau cycle de négociations indirectes.