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Nouvelle attaque djihadiste à l’aéroport de Niamey : 11 soldats et 2 civils tués malgré le renforcement sécuritaire

L’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été la cible d’une nouvelle attaque djihadiste, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), la branche sahélienne d’Al-Qaïda. L’assaut, survenu le 18 juin 2026, a fait onze morts parmi les soldats nigériens, deux civils et vingt-deux assaillants, selon un bilan officiel.

Un site stratégique et symbolique

Cet aéroport civil abrite en réalité un complexe militaire de premier plan : la Base 101 de l’armée de l’air, des drones, des aéronefs de guerre et le quartier général de la Force unifiée antiterroriste du Niger, du Mali et du Burkina Faso. C’est la deuxième fois en six mois que le site est visé, après une attaque en janvier 2026 qui avait déjà mis en lumière sa vulnérabilité.

En ciblant ce hub stratégique, les djihadistes cherchent à démontrer leur capacité à frapper au cœur de la capitale et à saper la confiance dans les autorités militaires, rapporte dw.com.

Les mesures de sécurité contournées

Après la première attaque de janvier, les autorités nigériennes avaient pourtant renforcé la sécurité : démolition de quartiers autour de l’aéroport, allongement des clôtures et installation de plus de 350 caméras de surveillance. Ces mesures n’ont pas empêché le nouvel assaut.

Selon Wassim Nasr, journaliste et spécialiste des mouvements djihadistes, la proximité des combattants du Jnim autour de Niamey explique leur facilité d’action. Il rappelle que la prison de Koutoukalé, à une cinquantaine de kilomètres, avait été attaquée en 2016, et qu’en octobre 2025 un ressortissant américain avait été kidnappé en plein Niamey. « Depuis que le verrou militaire de Youri et Ouallam n’existe plus, il n’y a plus de forces capables de les stopper », explique-t-il.

Cette nouvelle attaque intervient alors que Moscou avait reconnu en février 2026 l’implication de ses troupes du Corps africain dans la riposte à l’assaut de janvier, un signe de l’internationalisation croissante du conflit.

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