Nouveau clip en hommage aux lions du Sénégal, par « Trait d’union »

Un collectif d’artistes composé de Tanor, Tita Mbaye, Amina Diouf, Ives Niang, Eva Néné, Demba Guissé, Djibril Diop, Chadia, D-Tiger, Tanor, Nabou Ya Dane, Gorgui Ndiaye, Guigui et Alioune Guissé rend hommage aux lions du Sénégal, dans un clip titré « Sénélions ».

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4 commentaires

  1. Un pays de féticheurs. 13 millions de penseurs sénégalais. Nous n’avons rien à envier aux célèbres chercheurs des universités Oxford et Sorbonne réunies.

    La CAN nous a montré ou démontré encore à quel point le Sénégalais de souche est émotionnel jusqu’aux os. Nos analyses et nos claques nous les devons à notre réflexion de bas-étage. Superficiellement nôtre !
    Presque dans tous les sujets, nous avons réussi à sculpter et à tailler de toute pièce des philosophes de renommée internationale. Le Sénégalais accepte, visualise, part d’un certain nombre d’événements, analyse et conclut sa thèse qui est censée être irréfutable.

    Sur les réseaux sociaux, nous faisons toute sorte de choses qui ne tiennent ni sur l’objectivité ni sur des fondements scientifiques. Le milieu émotionnel devient ainsi une fibre entrepreneuriale puérile qui étouffe le débat d’idées et les hautes contradictions.

    Pour la CAN. Venons-en pendant qu’on y est. L’idée des prestations et des matchs, il n’y a pas photo, ils ont été braves, debout, le drapeau a flotté. Ils ont été bons ! Mais je tiens à dire que nous n’avons pas la plus bonne équipe. La plus bonne équipe c’est celle qui gagnera la CAN. Un point un trait !

    Mais au-delà de l’aspect du championnat des nations j’ai pu retrouver encore l’aspect véritable de notre société sénégalaise. Celui d’une société fortement ancrée dans les mythes et le maraboutage. Une société qui n’est pas prête à sa propre acceptation.

    Très sincèrement je n’y aurai pas cru. Cru du simple fait que le Sénégalais de Rufisque, des Almadies, de Nord foire ou de Sicap pouvait en un moment donné qu’à cause de Queen Biz, Adja Khaar Mbaye ou d’un quelconque chanteur pouvait à travers ses titres portait poisse aux joueurs.

    Dans tous les pays du monde, que ce soit aux USA, en France ou tout simplement au Jamaïque, les artistes font partie de ceux de la classe sociale la plus respectée. Ils arborent ainsi des compositions pour souhaiter bonne chance à tout représentant de la nation. Cela fait parti des gestes les plus élémentaires de la citoyenneté.

    Mais il n’est pas question de s’en offusquer. Ça montre à quel point cette société est malade. Sous perfusion, nous continuons encore et encore d’en réclamer. Du plus grand ministre au plus petit fonctionnaire, nous usons et abusons du mysticisme et du maraboutage sous la supervision de féticheurs de seconde zone qui le plus souvent sont en manque de tout vis-à-vis de leur propre personne.

    Cette CAN nous a permis aussi de savoir que le Sénégalais de Ngohé, Sebikotane, Ndiouféne et de Diofior n’est pas prêt au numérique. J’avais dit dans l’un de mes articles que nous n’étions pas prêts à recevoir l’Internet. Les gars, internet ce n’est ni un jeu de hasard, ni un toboggan où on se laisserait aller. Internet est et pour sa définition parfaite un miroir sur lequel on ne se voit pas, mais qui est censé nous montrer l’autre sous toutes ses facettes.

    D’aucuns des observateurs s’offusquent d’un article sur Le Point Afrique où l’on disait que le Sénégal avait marabouté la Tunisie. Ce n’est pas pour donner crédibilité à ces faits mais c’est pour donner raison à ce journaliste qui a trouvé un superbe titre qui colle le mieux à notre société. Nous devons adopter le #NetAttitude puisque les autres trouveront leurs titres à travers nos comportements.

    Et d’ailleurs, comment faire si ce sont les Sénégalais eux-mêmes qui ont déjà cru que les premières victoires étaient dues à de fortes pressions mystiques ? Ils n’avaient guère le choix donc! Ils nous ont pistés, analysés, fouillés et observés. Ils n’avaient pas d’autres choix que de reporter sur leurs papiers ce qui semblait plus juste pour moi en ce qui représente idéalement notre idéologie et nos comportements.

    Le Sénégal est un pays non pas à majorité musulmane mais féticheurs. Nous avons recours à eux tous les jours et à la moindre occasion d’incertitude. Dans les mariages, dans les fiançailles, dans les entretiens d’embauches et de promotion personnelle. Accompagné d’une idéologie régressante de chantage sexuel, de buzz et de voyeurisme amateur, nous ne sommes pas prêts à arriver psychologiquement en final des plus hautes compétitions à plus fortes raisons d’y espérer remporter une coupe.

    Maintenant que tout semble lutter contre nous, je vous invite chers camarades à réorienter la boussole. À prioriser. Le monde avance, il bouge dans les autres cieux et nous sommes toujours à l’hôpital sous perfusion. A peine fini une bouteille qu’on en réclame une autre. L’économie, la santé, la technologie de pointe, la manière de faire la politique, l’organisation citoyenne et les vraies valeurs républicaines nécessitent de sérieuses transformations.

    Comment redonner au petit citoyen qui vient de naître les mêmes chances que l’Américain, le Chinois ou le Français. Pour moi, le génie Sénégalais est supérieur à celui des autres, sauf que nous l’avons orienté du mauvais côté. Vous avez sans doute assisté aux récents braquages à bandes armées des différentes banques et pharmacies de la place. Combien bon sang ça nécessite de tactiques physiques, matérielles et émotionnelles pour réussir un tel forfait ?

    Je m’en arrête là. Le reste vous le retrouverez dans le prochain livre.
    Félicitations aux lions et bonne journée.

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