Ngouda Mboup : le vote de la loi de finances relève exclusivement de l’Assemblée

Ngouda Mboup affirme que le vote de la loi de finances relève exclusivement de l’Assemblée nationale, alors que la position de PASTEF sur le projet de loi de finances rectificative de 2026 alimente les débats. Le refus des députés de PASTEF de voter le texte ne devrait toutefois pas interrompre le fonctionnement de l’État : selon l’économiste Meïssa Babou, « quelle que soit la situation et le mode de validation, la LFR sera exécutée ».

Dans ses propos publiés sur Facebook, l’enseignant-chercheur en droit public à la FSJP de l’UCAD rappelle, comme le rapporte Senegal7, que l’article 52 de la Constitution permet à l’Assemblée de se réunir de plein droit et d’être saisie. Selon lui, elle peut se prononcer, dans les quinze jours suivant leur promulgation, sur des mesures de nature législative mises en vigueur par le Président.

Ngouda Mboup invoque aussi le préambule de la Constitution, qui présente l’organisation des pouvoirs autour de leur séparation et de leur équilibre. Il soutient que le constituant sénégalais n’a pas établi la primauté du pouvoir exécutif. Le débat budgétaire se déroule ainsi dans un climat politique tendu, où les réformes annoncées et la place du Parlement sont déjà au cœur des affrontements entre majorité et oppositions.

Il cite enfin le précédent du Bénin : en 2013, l’Assemblée nationale y a rejeté la loi de finances portant sur le budget général de l’État pour l’exercice 2014.

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