Comment le tableau des 16es de finale de la Coupe du monde 2026 a-t-il accouché d’un déséquilibre aussi flagrant ? La phase de groupes terminée, les affiches du deuxième tour sont désormais connues et réservent plusieurs enseignements marquants.
Un simple coup d’œil au tableau révèle une division nette entre une partie haute concentrant les grandes nations européennes et africaines — Allemagne, France, Pays-Bas, Maroc, Portugal, Croatie, Espagne, Belgique — et une partie basse où l’Argentine, le Brésil et l’Angleterre font figure d’épouvantails. L’absence d’un duel entre Lionel Messi et Cristiano Ronaldo s’explique par la deuxième place du Portugal dans son groupe derrière la Colombie, ce qui l’a basculé dans la partie haute, tandis que l’Albiceleste a survolé le sien.
L’Afrique, elle, a réussi un parcours historique. Sur les dix sélections engagées, neuf ont franchi le premier tour — un ratio inédit depuis l’élargissement à 48 équipes. Seule la Tunisie rentre à la maison, avec trois défaites en autant de matchs. Le Cap-Vert, l’Égypte, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud et la RD Congo découvrent les matchs à élimination directe, comme le souligne Le Figaro. Cette performance contraste avec le crash asiatique : seulement deux qualifiés sur neuf au départ, alors que l’Europe place 13 équipes sur 16, l’AmSud 5 sur 6 et la Concacaf 3 sur 6.
Pour le Sénégal, le défi s’annonce de taille avec un choc face à la Belgique le 1er juillet à 22 heures. Une affiche qui promet, à l’image de Pays-Bas-Maroc ou Portugal-Croatie. Les Bleus, de leur côté, bénéficient d’un calendrier clément : aucun de leurs matchs ne débutera après 23 heures, quel que soit leur parcours jusqu’en finale. Ils entament leur phase finale ce mardi contre la Suède à 23 h, avant un possible quart contre l’Allemagne ou le Paraguay.
Parmi les sept nations qui découvrent ce stade, le Cap-Vert, invaincu, s’apprête à défier l’Argentine de Lionel Messi, un rendez-vous qui illustre le contraste saisissant de ce tableau.

Viva africa