Les élections municipales en France viennent de livrer un résultat majeur dans la région francilienne. Une coalition de gauche a réussi à s’imposer de manière décisive, scellant le scrutin dès l’étape initiale dans l’une des communes les plus stratégiques de la banlieue parisienne.
Selon les informations rapportées par IGFM, Bally Bagayoko a été élu maire de Saint-Denis dès le premier tour. À la tête de la liste « Ensemble, retrouvons l’espoir ! », qui rassemble La France insoumise (LFI), le Parti communiste français (PCF) et le collectif local Seine-Saint-Denis au Cœur, il a obtenu 50,77 % des suffrages. Il devance ainsi nettement le maire sortant, Mathieu Hanotin, qui a récolté 32,70 % des voix.
Cette élection représente un enjeu démographique et politique de premier plan. À 52 ans, Bally Bagayoko prend les rênes de la plus grande ville de France remportée par La France insoumise. Avec environ 150 000 habitants, Saint-Denis est la commune la plus peuplée d’Île-de-France juste après Paris.
Le profil du nouvel édile s’inscrit directement dans la sociologie de la ville qu’il va administrer. Arrivé en France à l’âge de cinq ans et issu d’une famille nombreuse, il a grandi dans les quartiers ouvriers de Saint-Denis. Sur le plan académique, il est titulaire d’un diplôme en géopolitique obtenu à l’Université Paris 8, détaille l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), dont la dépêche a été reprise par IGFM.
Son élection s’appuie sur une longue expérience de la gestion des affaires municipales. Dès 2001, il a occupé le poste d’adjoint au maire de Saint-Denis, avec des portefeuilles dédiés au sport, aux grands événements, à l’emploi, à la formation et à l’intégration sociale. En mars 2008, il a intégré le Conseil général de la Seine-Saint-Denis pour le canton Saint-Denis-Nord-Est, avant de devenir vice-président du conseil départemental, en charge des services urbains et des nouvelles technologies.
Félicitations à bakayokho pour sa persévérance