Ingénieur QHSE et coordonnateur de la jeunesse dakaroise de Ndawi Kiiraay, il applique à la jeunesse la méthode qu’il met au service des entreprises et a fait de la formation des jeunes le fil rouge de son engagement : plus de 36 000 jeunes accompagnés à ce jour. Avec la remise de 1 900 kits scolaires, il pose un nouvel acte en faveur de l’éducation et de la formation. Au sein du parti, une question se pose de plus en plus : qui, mieux que lui, pour porter ce chantier ?
Ils sont nombreux à l’avoir croisé sans connaître son nom. Dans une salle de formation d’une université privée, lors d’une séance d’initiation au secourisme, au bord d’une route ensablée pelle en main, ou dans l’une des 19 communes de Dakar sillonnées pendant sa tournée de la jeunesse. Souvent dans le même rôle : celui qui transmet. Mouhamed Chérif Gueye fait partie de ces acteurs que l’on découvre d’abord par leurs actes. La politique, chez lui, est venue après le terrain. Pas l’inverse. 1 900 kits scolaires : encore un pas de plus pour la jeunesse Dernier acte en date : la remise de 1 900 kits scolaires à des élèves, en cette période de rentrée. Un geste à la fois fort et symbolique, pensé pour soulager les familles et accompagner la vision du président Bassirou Diomaye Faye, qui place l’éducation et la jeunesse au cœur de la transformation du pays. « L’éducation est primordiale pour un pays. La jeunesse doit être accompagnée. » Avec cette initiative, le leader de la jeunesse dakaroise continue de s’affirmer comme une figure centrale, désormais incontournable, auprès des jeunes de la capitale. Sur les réseaux sociaux, ses soutiens ont salué l’opération sous un mot d’ordre qui résume l’ambition : #BoromNdakarouBouNdaw. Un manager devenu formateur de la jeunesse Rien, sur le papier, ne le destinait à mobiliser les foules. Ingénieur QHSE, manager des entreprises et des organisations, expert des normes ISO, il évolue dans un univers de procédures, d’audits et de pilotage de la performance. Il préside d’ailleurs l’Association sénégalaise des professionnels en QHSE. Mais très tôt, cet homme de méthode a compris que ses compétences valaient davantage transmises que gardées, et que l’art d’organiser une entreprise pouvait aussi servir à structurer l’avenir d’une génération. Pour lui, former un jeune, ce n’est pas seulement lui apprendre un métier : c’est lui transmettre de la méthode, de la confiance et le sens des responsabilités.
C’est ainsi qu’est né NITTÉ, le programme de formation dont il est co-initiateur. Le pari était simple : former massivement les jeunes, leur redonner confiance, les orienter vers des métiers porteurs. Le résultat dépasse aujourd’hui les 36 000 bénéficiaires. Dans son sillage sont venues des bourses de formation aux métiers du pétrole et du gaz, un accompagnement à l’entrepreneuriat, des formations en développement personnel pour les jeunes issus de milieux défavorisés, des séances d’initiation au secourisme.
Détail qui revient souvent chez ceux qui l’ont côtoyé : toutes ces formations sont gratuites. Au-delà de l’emploi, protéger une génération Car pour Mouhamed Chérif Gueye, l’enjeu dépasse l’employabilité. Face à la drogue et aux départs clandestins en pirogue, il organise des campagnes de sensibilisation. Face au dérèglement climatique, sujet qu’il a porté au nom du Sénégal lors des sommets de l’African Diplomatic League, il rassemble les jeunes autour de reboisements et d’opérations de dessablement. Il a également monté une cellule d’orientation, un comité de veille et un pôle de jeunes ingénieurs chargé de penser l’avenir de la jeunesse. Cette constance lui a valu une reconnaissance au-delà des frontières.
Certifié par l’Organisation internationale de la Francophonie dans plusieurs domaines du développement durable, il a été distingué en 2026 par l’Africa Impact Awards. Prochaine étape : la Tunisie, où il est attendu pour représenter le Sénégal à l’African Diplomatic League. La tournée des 19 communes, un modèle de mobilisation Sur le terrain politique aussi, sa méthode de manager a fait ses preuves. C’est lui qui a initié la tournée dakaroise de la jeunesse, qui a sillonné les 19 communes de la capitale. Une démarche de proximité devenue une référence, souvent citée en exemple au sein du parti. Partout, l’adhésion des jeunes a été au rendez-vous. La tournée a permis d’occuper le terrain politique, de fédérer autour d’une même dynamique et d’implanter le « modèle Diomaye » au cœur de Dakar. Un travail d’organisation mené commune par commune, à l’image de celui qu’il applique aux entreprises.
Kiiraay face au défi de l’éducation et de la formation C’est ce parcours qui alimente aujourd’hui les discussions au sein de Ndawi Kiiraay. Alors que le Sénégal du président Bassirou Diomaye Faye place la jeunesse au cœur de sa transformation, le parti doit se doter d’une voix crédible sur l’éducation et la formation. Or, sur ce terrain, Mouhamed Chérif Gueye dispose d’un atout que peu peuvent revendiquer : il n’a pas besoin de promettre. Il peut montrer des milliers de jeunes déjà formés. Lui-même l’assume sans détour :« Je n’ai jamais attendu un titre pour former les jeunes. Si le parti me confie l’éducation et la formation, ce sera pour faire à plus grande échelle ce que nous faisons déjà sur le terrain. »



