La crise au Moyen-Orient franchit un nouveau palier de tension à la suite des frappes israélo-américaines ayant coûté la vie aux plus hauts dignitaires iraniens. En réponse à cette offensive, Téhéran déploie une stratégie de rétorsion qui vise désormais directement les artères vitales de l’économie mondiale.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) a annoncé la fermeture du détroit d’Ormuz. Ebrahim Jabari, haut conseiller du commandant en chef du CGRI, a lancé un avertissement formel relayé par les médias d’État : tout navire tentant de franchir ce passage stratégique sera systématiquement attaqué et incendié par les forces navales iraniennes.
Cette décision radicale intervient en représailles à la récente campagne de bombardements qui a entraîné la mort du Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei. L’objectif affiché par Téhéran est d’asphyxier l’approvisionnement énergétique occidental, et plus particulièrement américain. Sur la chaîne Telegram du CGRI, Ebrahim Jabari a précisé que les infrastructures pétrolières seraient ciblées pour empêcher la moindre goutte de brut de quitter la région, affirmant que le prix du baril pourrait atteindre 200 dollars dans les prochains jours.
Le blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % de l’offre mondiale de pétrole, provoque déjà des secousses majeures. Les prix du gaz naturel ont bondi de près de 50 % en Europe et de 40 % en Asie. Cette flambée fait suite à l’arrêt de la production de gaz naturel liquéfié par QatarEnergy, dont les installations ont été attaquées, plongeant le marché mondial de l’énergie sous haute tension.
L’escalade matérielle touche également les pays voisins. Une attaque de drones a visé la raffinerie saoudienne de Ras Tanura, d’une capacité de traitement de plus d’un demi-million de barils par jour, avant d’être neutralisée par les défenses de Riyad. Face à ces perturbations en chaîne, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé que Washington déploiera dès mardi des mesures spécifiques pour tenter de contenir la hausse des coûts énergétiques générée par ce conflit avec l’Iran.
Vous allez regretter de vos actes.