Mort de Khamenei et ripostes dans le Golfe : la mesure d’urgence activée par Pékin face à l’escalade

Le Moyen-Orient traverse une nouvelle zone de turbulences majeures à la suite des frappes israélo-américaines en Iran et des ripostes de Téhéran ciblant plusieurs pays du Golfe. Face à ce risque d’embrasement régional, la Chine a décidé de s’impliquer directement pour tenter de restaurer le dialogue entre les différentes parties.

Selon l’agence Anadolu, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a mené mercredi une série de consultations téléphoniques avec ses homologues saoudien, Fayçal ben Farhan Al Saoud, et émirati, Abdallah ben Zayed Al Nahyane. Au cœur de ces échanges : la volonté de Pékin d’agir comme médiateur. Pour matérialiser cette démarche, la diplomatie chinoise a annoncé l’envoi imminent de son envoyé spécial pour le Moyen-Orient.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de haute tension. Le 28 février dernier, Israël et les États-Unis ont lancé une offensive militaire contre l’Iran, alors même que des pourparlers étaient en cours avec Washington. D’après les chiffres communiqués par le porte-parole du ministère iranien de la Santé, Hossein Kermanpour, ces frappes ont fait 926 morts, dont le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ainsi que plusieurs hauts responsables.

En représailles, Téhéran a visé des installations situées dans des pays de la région abritant des bases américaines, notamment au Qatar, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn.

Face à cette spirale, Wang Yi a insisté sur la nécessité de protéger les civils, qualifiant cette exigence de « ligne rouge ». Il a également condamné l’usage indiscriminé de la force et toute attaque contre des infrastructures non militaires, qu’elles soient liées à l’énergie, à l’économie ou aux routes maritimes. Lors de son échange avec le ministre saoudien, le chef de la diplomatie chinoise a salué l’attitude mesurée de Riyad et a appelé à préserver la réconciliation entre les pays de la région.

Notre rédaction rappelle que Pékin avait déjà joué un rôle central dans cette zone géographique. En mars 2023, la Chine avait parrainé les négociations ayant abouti au rétablissement des relations diplomatiques entre l’Iran et l’Arabie saoudite, mettant fin à une rupture qui durait depuis 2016. L’envoi de ce nouvel émissaire chinois vise aujourd’hui à sauvegarder cet équilibre fragile.

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