La fin de la Coupe du monde T20 en Inde a laissé place à un véritable casse-tête logistique, exacerbé par la situation géopolitique au Moyen-Orient. Alors que les compétitions sont terminées pour plusieurs sélections, la gestion des vols de retour crée de vives tensions entre certaines délégations et l’instance dirigeante du cricket mondial.
Les équipes d’Afrique du Sud et des Antilles se sont retrouvées bloquées sur le territoire indien pendant plus d’une semaine après leur élimination. Cette situation a rapidement généré un sentiment d’injustice au sein de ces groupes, particulièrement en observant la gestion du retour de l’équipe d’Angleterre. Cette dernière a en effet pu quitter l’Inde moins de deux jours après sa défaite en demi-finale.
Face à ce décalage, plusieurs figures des équipes lésées ont publiquement exprimé leur mécontentement. Darren Sammy, l’entraîneur principal des Antilles, a interpellé les organisateurs sur les réseaux sociaux après cinq jours d’attente sans la moindre mise à jour. Du côté sud-africain, les joueurs Quinton De Kock et David Miller ont souligné la rapidité avec laquelle le vol charter anglais a été organisé, contrastant avec leur propre attente qui s’éternise.
Comme le rapporte Al Jazeera, le Conseil international du cricket (ICC) a catégoriquement rejeté ces accusations de traitement de faveur. L’instance explique que ce chaos dans les déplacements est la conséquence directe de la fermeture de certains espaces aériens et de la réorientation des vols, des mesures imposées par le conflit en cours au Moyen-Orient.
L’ICC affirme que les différences dans les délais de rapatriement ne découlent d’aucune préférence, mais uniquement de contraintes de sécurité, de faisabilité et d’options d’itinéraires distinctes. L’organisation a insisté sur le fait que sa priorité absolue demeure la sécurité des joueurs, des entraîneurs et du personnel d’encadrement.
Actuellement, le processus de retour se débloque progressivement. Une partie de la délégation antillaise, fatiguée par neuf jours d’attente et l’annulation d’un vol charter prévu vers Johannesburg et Antigua, a commencé à quitter l’Inde sur des vols commerciaux. Les autres membres doivent embarquer sous peu. L’équipe d’Afrique du Sud, bloquée sur place depuis le 4 mars, entame également son rapatriement, avec un départ prévu pour l’ensemble de son contingent dans un délai de 36 heures. L’ICC maintient sa ligne directrice : aucun déplacement n’est validé tant que les conditions de sécurité ne sont pas intégralement garanties.