Lors de la préparation du Mondial 2026 aux États-Unis, une nouvelle douloureuse est tombée pour le Sénégal et la Côte d’Ivoire : pour la première fois de leur histoire, ces deux nations africaines disputeront la compétition sans leurs délégations officielles de supporters venus d’Afrique. La politique migratoire ultra-stricte de l’administration américaine a entraîné le rejet quasi-total des demandes de visas, touchant même les responsables d’associations et un arbitre officiel, comme l’écrit Kawtef.
Cette situation inédite contraint les deux pays à s’en remettre à la ferveur de leurs diasporas déjà présentes sur le sol américain. Pour compenser l’absence des supporters venus du pays, le Sénégal a notamment prévu de distribuer 400 billets par match à ses ressortissants installés aux États-Unis. La crise des visas s’ajoute au prix exorbitant des billets, renforçant les critiques sur une compétition jugée de plus en plus déconnectée des supporters populaires.
Pourtant, mi-mai, Washington avait assoupli sa politique de cautions visa pour les cinq nations africaines qualifiées — Algérie, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, Sénégal et Tunisie — en levant les cautions de 5 000 à 15 000 dollars, rappelle-t-on dans nos colonnes. Mais malgré cette mesure, les supporters sénégalais et ivoiriens restent bloqués, le dispositif de cautionnement mis en place en août 2025 ayant prévu des cautions allant de 4 350 euros pour un enfant à 13 000 euros pour un adulte, en raison d’un taux de 4,5 % de Sénégalais ayant dépassé la durée de leur visa en 2024.
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