Les tensions géopolitiques s’invitent dans l’organisation de la Coupe du Monde de football 2026. Alors que l’équipe nationale d’Iran menace de boycotter ses rencontres prévues sur le sol américain, les joueurs de la Nouvelle-Zélande, leur premier adversaire dans le tournoi, ont pris position sur les conditions de tenue de cette confrontation.
Selon les éléments rapportés par Al Jazeera, la participation de l’Iran est entourée d’incertitudes depuis le déclenchement du conflit impliquant les États-Unis et Israël contre Téhéran à la fin du mois de février. La sélection iranienne, l’une des premières à s’être qualifiée pour la phase finale, doit théoriquement disputer ses trois matchs de poule aux États-Unis. Le calendrier prévoit une entrée en lice contre la Nouvelle-Zélande le 15 juin à Los Angeles, suivie de rencontres face à la Belgique dans la même ville, puis contre l’Égypte à Seattle. Face à cette programmation, la Fédération iranienne de football a brandi la menace d’un boycott des matchs sur le territoire américain.
Du côté néo-zélandais, l’équipe se prépare actuellement avec l’hypothèse d’un maintien de la rencontre à Los Angeles. Toutefois, plusieurs joueurs ont fait savoir ce mercredi qu’ils étaient disposés à s’adapter à une délocalisation. Interrogé par l’agence Reuters, citée par Al Jazeera, le milieu de terrain Ryan Thomas a souligné que l’Iran avait mérité sa place sur le terrain. « S’il faut jouer au Mexique ou au Canada, alors oui, nous y jouerons. Ce n’est vraiment pas un problème pour moi », a-t-il affirmé.
Cette flexibilité logistique est facilitée par le choix du camp de base de la Nouvelle-Zélande. Du 11 juin au 19 juillet, l’équipe résidera à San Diego, dans le sud de la Californie, à une courte distance en voiture de la frontière mexicaine. Cette proximité géographique coïncide avec la proposition formulée la semaine dernière par la présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, qui s’est dite ouverte à l’idée d’accueillir les rencontres de l’Iran.
L’ailier Kosta Barbarouses a précisé que les joueurs s’en remettraient aux instances dirigeantes pour trancher, estimant qu’un changement de lieu ne perturberait pas leur préparation. La décision finale appartient à la FIFA. L’instance mondiale du football a refusé de commenter publiquement la possibilité d’un changement de stade, mais a confirmé être en contact avec la Fédération iranienne. Dans l’éventualité d’un maintien du match à Los Angeles, les joueurs néo-zélandais ont exprimé leur confiance envers les autorités américaines pour assurer la sécurité de l’événement et de leurs familles.