Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette Coupe du monde 2026 ne ressemble pas à la grande fête annoncée. À quelques heures du coup d’envoi, le football mondial semble plutôt vivre le scénario d’une série catastrophe. Fusillade près du camp de l’Angleterre, séisme à Orlando, et même une invasion de serpents dans la vallée de Carmel, où la délégation suisse a installé son camp de base. Les Helvètes, venus travailler leurs automatismes, ont dû se familiariser avec l’herpétologie.
Dans un billet publié par lesoleil, le chroniqueur Salla Guèye dresse un constat amer : « On nous promettait la Coupe du monde de tous les records. Pour l’instant, c’est surtout celle de tous les imprévus. » Il relève que, si aucun organisateur ne peut commander les plaques tectoniques, les reptiles ou les coups de folie humains, l’accumulation commence à donner l’impression qu’une malédiction s’est abattue sur le tournoi.
Des tensions déjà palpables avant le Mondial
Cette série d’incidents s’ajoute à un climat déjà tendu. En mars dernier, à cent jours du coup d’envoi, les États-Unis étaient déjà divisés par une rhétorique anti-immigration agressive et des mesures de gel des visas pour 75 pays, dont le Sénégal. Des supporters sénégalais et d’autres nations africaines s’inquiétaient alors de pouvoir assister au tournoi. En juin, des vidéos de joueurs sénégalais soumis à des contrôles stricts à leur arrivée aux États-Unis avaient provoqué l’indignation au Sénégal, beaucoup y voyant une humiliation.
Malgré tout, le football a un talent que les experts ignorent : celui de faire oublier le chaos dès que le ballon roule. Car à ce rythme, le plus dur n’est peut-être pas encore de jouer au football.
