Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées ce samedi dans la capitale française, répondant à l’appel du Collectif national pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI). Au départ de la place de la Nation, le cortège a exprimé sa solidarité envers la population de Gaza, tout en portant une revendication politique ciblant directement l’agenda de l’Assemblée nationale française.
Dans le calme, militants associatifs, syndicaux et représentants de la gauche politique ont défilé pour exiger la levée immédiate du blocus imposé à la bande de Gaza. Les banderoles déployées dans le cortège réclamaient un « accès complet et sans restriction » de l’aide humanitaire, ainsi que le retrait des troupes israéliennes. Selon nos informations, basées sur un communiqué des organisateurs relayé par Anadolu, la mobilisation visait également à dénoncer la « logique coloniale du plan Trump ».
Une exigence législative s’est invitée au cœur des slogans. Le collectif demande en effet le retrait définitif de la PPL575 « Yadan » de l’ordre du jour de l’Assemblée nationale. Les organisateurs estiment que ce texte, s’il était adopté, porterait une atteinte grave à la liberté d’expression en France.
Sur le terrain humanitaire, la situation décrite par les manifestants demeure critique. Le communiqué du collectif fait état de plus de 500 personnes tuées par l’armée israélienne depuis le cessez-le-feu annoncé le 10 octobre 2025. Les agences onusiennes rapportent un bilan global dépassant les 70 000 morts, majoritairement des femmes et des enfants, depuis le début du conflit. Les infrastructures civiles détruites et l’effondrement du système sanitaire font peser, selon l’ONU, un risque aigu de famine sur une population exposée aux rigueurs de l’hiver.
Ce rassemblement intervient dans un contexte juridique international tendu. La Cour internationale de Justice (CIJ) avait ordonné, dès janvier 2024, des mesures conservatoires pour prévenir tout acte de génocide. Parallèlement, la Cour pénale internationale (CPI) a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.