Menacé par Donald Trump et Israël, l’Iran dévoile le traitement implacable prévu pour les manifestants

La confrontation armée entre l’Iran, les États-Unis et Israël entre dans son douzième jour. Alors que le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu ont ouvertement appelé à la chute du régime en place depuis 47 ans, les autorités de Téhéran resserrent leur étau sécuritaire. Face aux appels extérieurs incitant la population à se tenir prête, l’appareil d’État iranien a clarifié sa position vis-à-vis de toute contestation interne.

Sur les ondes de la télévision d’État, le chef de la police iranienne, Ahmad-Reza Radan, a livré les nouvelles directives des forces de l’ordre. Selon les informations diffusées par Al Jazeera, tout citoyen qui descendrait dans la rue à la demande de puissances étrangères perdra son statut de civil. « Nous ne les considérerons pas comme des manifestants, mais comme des ennemis, et nous agirons avec eux comme nous le faisons avec l’ennemi », a-t-il affirmé, précisant que les forces de sécurité sont prêtes, « le doigt sur la gâchette », pour défendre le pays.

Cette militarisation du maintien de l’ordre se traduit par un déploiement massif sur le terrain. La police, épaulée par les forces paramilitaires du Bassidj (affiliées au Corps des gardiens de la révolution islamique), patrouille de jour comme de nuit dans les rues de Téhéran et d’autres grandes villes. Des points de contrôle lourdement armés ont été érigés, tandis que les médias d’État diffusent des images de véhicules blindés et de forces de sécurité masquées appelant à venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.

Cette pression interne répond à une stratégie assumée par l’armée israélienne, qui a indiqué qu’elle pourrait désormais cibler directement les membres du Bassidj à des échelons inférieurs. L’armée a diffusé un message en persan exhortant les mères des jeunes recrues à convaincre leurs fils de déposer les armes pour échapper aux frappes aériennes. En parallèle, les opérations s’intensifient : à Téhéran, un véhicule a été bombardé en plein jour, tuant quatre civils selon le Student News Network. La nuit suivante, un bâtiment administratif de la Bank Sepah, établissement gérant les comptes des forces armées, a été frappé par un missile. En réponse, le quartier général de Khatam al-Anbiya a annoncé que l’Iran étendait désormais ses cibles aux intérêts bancaires et économiques américains et israéliens dans la région.

Le bilan humain de cette guerre continue de s’alourdir, dans un contexte régional volatil où d’autres pays, à l’image des Émirats arabes unis ciblés par des salves iraniennes, subissent les répliques du conflit. Les autorités iraniennes font état de plus de 1 250 morts, majoritairement des civils, dénonçant la destruction d’infrastructures hospitalières et scolaires. De son côté, l’armée israélienne revendique l’élimination de plus de 1 900 militaires et commandants iraniens.

Coupés d’Internet depuis près de deux semaines via un blocage quasi total imposé par le gouvernement, les 90 millions d’Iraniens font également face à des menaces financières. À la télévision d’État, un présentateur a averti les sympathisants des États-Unis, d’Israël ou de Reza Pahlavi — fils de l’ancien chah — que la confiscation de leurs biens ne serait qu’une première étape, promettant des mesures encore plus sévères contre ceux qui tenteraient de déstabiliser le pays de l’intérieur.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Un commentaire

  1. Je suis désolé de voir que SENEGO reprend le narratif mensonger des occidentaux dans ce combat informationnel de cette guerre . Les Iraniens même contre leur gouvernement resteront soudés jusqu’à la fin de cette confrontation. Si l’Amérique gagne cette guerre tous les peuples africains seront recolonisés . C’est peut être ce que certains africains souhaiteraient; exactement comme l’esclave libéré revient pour dire il ne sait où aller après s’être habitué à sa terrible condition d’homme asservi

Laisser un commentaire