Les tensions diplomatiques et militaires entre Washington et Téhéran franchissent un nouveau cap. Alors que des tractations de la dernière chance sont prévues autour du programme nucléaire iranien, la crainte d’une escalade armée pousse une partie de la communauté internationale à anticiper le pire.
Face au déploiement militaire américain massif au Moyen-Orient et en Méditerranée, incluant les porte-avions USS Abraham Lincoln et USS Gerald Ford, plusieurs gouvernements tirent la sonnette d’alarme. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, une vague de consignes d’évacuation a été émise à l’attention des étrangers se trouvant en République islamique.
L’Allemagne, l’Inde, la Pologne, la Serbie, la Corée du Sud et la Suède ont officiellement demandé à leurs ressortissants de quitter l’Iran dans les plus brefs délais. Les différentes chancelleries justifient cette urgence par une situation sécuritaire jugée « extrêmement volatile », des risques de détention arbitraire et la probabilité de fermetures soudaines de l’espace aérien. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, a publiquement averti que la possibilité d’un conflit armé devenait « très réelle », soulignant qu’une évacuation ultérieure pourrait s’avérer impossible.
Cette alerte internationale coïncide avec une mesure de précaution prise par Washington dans la région. Le département d’État américain a ordonné le retrait de son personnel non essentiel de l’ambassade des États-Unis à Beyrouth, au Liban. Cette décision vise à assurer la sécurité des diplomates face à une potentielle réaction du mouvement armé Hezbollah, allié de l’Iran, en cas de frappes américaines.
Sur le plan politique, le président américain Donald Trump a maintenu une ligne dure lors de son discours sur l’état de l’Union. Il a accusé Téhéran de tenter de reconstituer son programme nucléaire, déjà ciblé par des frappes américaines l’année dernière. Sans avancer de preuves, il a également affirmé que l’Iran posséderait des missiles capables d’atteindre le territoire américain, tout en continuant d’évoquer ouvertement un renversement du gouvernement iranien.
Malgré ce climat de pré-guerre, la voie diplomatique n’est pas totalement rompue. Un troisième cycle de pourparlers indirects entre diplomates américains et iraniens est programmé ce jeudi à Genève. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré qu’un accord pour éviter le conflit restait « à portée de main », affichant sa détermination à obtenir un compromis équitable. Téhéran maintient néanmoins ses exigences : un refus catégorique de réduire son enrichissement nucléaire à zéro et l’exclusion de son programme balistique de toute négociation, considéré comme une ligne rouge absolue.
C est trop lent les bombes atomiques devront commencer a eclater