Conflits sociaux, difficultés financières et rétention de données pèsent sur le secteur de la santé au Sénégal. Mballo Dia Thiam, président d’And Gueusseum et secrétaire général du SUTSAS, décrit un système sanitaire sénégalais « en zone de turbulence ».
Le responsable syndical explique la succession des mouvements par une prise en charge qu’il juge insuffisante du passif social. Il demande que les accords bilatéraux résiduels conclus avec le gouvernement en 2022 se traduisent par des actes et des livrables.
Dans son entretien avec Vox Populi, dont lactuacho rapporte les propos, Mballo Dia Thiam cite aussi les maladies chroniques, les épidémies émergentes, les difficultés de production et les problèmes de trésorerie des établissements publics et des centres de santé. Il s’inquiète également de la rétention des données sanitaires et sociales.
À propos des plaintes sur l’accueil, il reconnaît que des manquements peuvent survenir, tout en estimant qu’ils ne sont pas la règle. Il met en cause le déficit de spécialistes et le manque de places dans certaines structures. Il appelle les écoles et instituts de formation à renforcer l’enseignement de l’éthique, de la déontologie et de la morale professionnelle.
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Les fortes pluies ont touché plusieurs établissements sanitaires, dont le centre de santé Philippe-Maguilène Senghor, à Yoff, souvent inondé. Installé dans un bas-fond où convergent les eaux de ruissellement, le centre doit parfois transférer des malades ; les inondations endommagent aussi des médicaments, des équipements, des archives et des documents. Mballo Dia Thiam et le SUTSAS demandent sa fermeture et sa délocalisation, une solution déjà évoquée mais jamais concrétisée. Le syndicaliste redoute par ailleurs que la diphtérie ne devienne endémique.
Le syndicaliste appelle le gouvernement à respecter ses engagements pour favoriser la fin des grèves et de la rétention des données. Il estime aussi que l’hôpital de Richard-Toll mérite d’être délocalisé.



