Marouba Fall et Seydi Sow réclament un soutien de l’État pour préserver les NEAS

Marouba Fall et Seydi Sow exhortent l’État à aider les NEAS, qu’ils voient comme un héritage éditorial sénégalais à sauvegarder. Leur demande précède l’ouverture, jeudi au CICES, de la 18e édition de la foire dakaroise du livre et des outils didactiques.

Les deux écrivains ont présenté leur position dans des entretiens précédant la foire. Marouba Fall attribue à la maison d’édition une part déterminante de son parcours dans un entretien accordé à l’Agence de presse sénégalaise. Ses premiers écrits, notamment des poèmes, y ont paru avant ses pièces de théâtre et ses romans. Il affirme devoir sa notoriété à cet éditeur.

Parmi ses ouvrages figurent « La Collégienne », un roman qu’il a publié en 1990 et que le programme officiel sénégalais a retenu pour l’enseignement du français, ainsi que « Le Miroir ». Il mentionne aussi la pièce « Adja, militante du G.R.A.S. » ; il cite également une œuvre dont le titre associe Aliine Sitooye Diatta à la Dame de Kabrousse.

Fall estime que l’éditeur a aidé à faire connaître, au-delà du Sénégal, plusieurs générations d’auteurs africains. Il lui attribue aussi une contribution à la diffusion du roman, de la poésie et du théâtre. La maison a été créée en 1972 à l’initiative de Léopold Sédar Senghor, président-poète.

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