Mandat contre Netanyahu : les sanctions américaines imposent une paralysie inattendue au juge français de la CPI.

Le magistrat français Nicolas Gouyou, qui a présidé la chambre de la Cour pénale internationale (CPI) ayant émis un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, fait face à des répercussions directes sur sa vie personnelle. Placé sur une liste de sanctions par Washington, il se retrouve aujourd’hui privé d’accès aux services financiers de base.

Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, la quasi-totalité des systèmes de paiement en France se trouvant sous contrôle américain, le juge a été de facto coupé de ces réseaux. Concrètement, Nicolas Gouyou a indiqué qu’il lui est désormais impossible d’utiliser sa carte bancaire ou d’effectuer des transactions sur des plateformes telles qu’Amazon, Airbnb, Expedia et Booking.com. « Nous revenons 30 ans en arrière », a-t-il confié à la chaîne France TV, décrivant la situation comme « une machine à remonter le temps qui nous ramène à un monde pré-numérique ».

Face à cette situation, les autorités françaises ont entrepris des démarches officielles. Le président Emmanuel Macron a adressé sept courriers aux États-Unis pour demander la levée de ces sanctions, sans obtenir de réponse favorable à ce jour. Une source au sein de l’Élysée a confirmé à la télévision française que Paris maintient ses efforts par la voie diplomatique, tout en regrettant l’absence de retour positif. De son côté, le magistrat estime qu’il restera sur cette liste de sanctions durant toute la durée du second mandat de Donald Trump.

Au-delà de son cas personnel, Nicolas Gouyou a alerté sur les conséquences de telles mesures pour les institutions démocratiques. Il a souligné que si les procureurs, les juges, les avocats, les parlementaires et les ministres en viennent à agir « exclusivement par peur » de représailles, le système démocratique s’effondre.

Pour rappel, la CPI a délivré le 21 novembre 2024 des mandats d’arrêt contre Benjamin Netanyahu et l’ancien ministre israélien de la Défense Yoav Gallant. Ils sont visés par des allégations de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre commis dans la bande de Gaza entre le 8 octobre 2023 et le 20 mai 2024. L’offensive israélienne, lancée en octobre 2023, a fait plus de 71 000 morts et détruit environ 90 % des infrastructures civiles de l’enclave palestinienne, avec des coûts de reconstruction évalués à 70 milliards de dollars par l’ONU. Malgré l’instauration d’un cessez-le-feu en octobre 2025, le ministère de la Santé de Gaza fait état de la poursuite d’attaques quotidiennes ayant coûté la vie à au moins 677 Palestiniens depuis cette date.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Un commentaire

  1. Les americains et les israeliens sont des les plus grands voyous de la planete. Le monde doit les combattre.

Laisser un commentaire