Toubacouta, 5 juillet 2026 – Organisé par des acteurs culturels des deux côtés de la frontière, le festival Niumi Badiya illustre la profondeur des relations sénégalo-gambiennes, a déclaré samedi la ministre déléguée à la Culture, Mame Coumba Diop. Au-delà du simple voisinage, elle y voit un héritage historique, des attaches familiales, des usages communs et une aspiration partagée à la paix et à l’intégration africaine par la culture.
Selon l’Agence de presse sénégalaise (APS), la ministre a souligné, lors de la cérémonie officielle, que l’événement mêle étroitement tourisme, culture, artisanat et dimension environnementale. Elle a également appuyé la feuille de route quinquennale élaborée par la municipalité de Toubacouta, qualifiée de « plan stratégique ».
« Le festival Niumi Badiya est la preuve qu’un événement culturel peut être à la fois un espace de dialogue, un marché des arts et une vitrine touristique », a-t-elle affirmé, avant de compléter : « Notre ambition est claire : faire de Toubacouta une destination culturelle, touristique, artisanale et écotouristique de référence en Afrique de l’Ouest ».
Des artistes venus de Sédhiou, dans le sud du Sénégal, et de Gambie participent à ce rendez-vous.
En marge du festival, une table ronde a été consacrée aux 15 ans de l’inscription du Delta du Saloum au patrimoine mondial de l’UNESCO. Seydou Nourou Kane, chef de la division des sites et monuments historiques, y a souligné les défis d’aménagement des sites touristiques de la zone, tout en saluant la préservation des acquis par les communautés locales.
Le festival Niumi Badiya se poursuit avec des expositions artisanales, des spectacles et des échanges sur l’écotourisme dans la région.
