Une paralysie administrative frappe actuellement la commune de Grand-Yoff à la suite d’une mesure drastique visant l’un de ses démembrements les plus sollicités. La situation impacte directement les démarches quotidiennes de nombreux citoyens de la localité.
Selon les informations relayées par Kawtef, appuyées par une vidéo documentant la scène, le service de l’état civil de la mairie a été purement et simplement expulsé de ses locaux. Cette fermeture forcée fait suite à une accumulation de plus de 14 mois de loyers impayés par l’institution municipale.
L’éviction a provoqué une interruption immédiate du fonctionnement de ce service public. La délivrance des documents administratifs essentiels, tels que les actes de naissance, de mariage ou de décès, se retrouve à l’arrêt. Cette situation affecte particulièrement les élèves et les étudiants, dont les démarches d’inscription scolaire et universitaire exigent la fourniture obligatoire d’extraits d’état civil.
L’alerte a été donnée par Aliou Ndiaye Fabregas, responsable politique du parti Pastef au niveau local. Dans une déclaration publique, il s’interroge sur le rôle du Conseil municipal et sur l’exécution du budget censé garantir le paiement des charges locatives et le fonctionnement continu du service.
Fustigeant une « gestion irresponsable » et un « mépris des engagements budgétaires votés », le responsable politique estime que les habitants de Grand-Yoff sont aujourd’hui plongés dans une véritable « insécurité administrative ». Pour lui, ces événements illustrent une incapacité manifeste à maintenir la continuité d’un service public de première nécessité.