Impactée par le passage récent des cyclones Fytia et Gezani, Madagascar reçoit un appui financier stratégique de la communauté internationale. La présidence malgache a confirmé jeudi la mobilisation de fonds par le Système des Nations Unies, via une procédure d’urgence adaptée à la succession rapide des catastrophes naturelles.
Selon les informations relayées par Agence Afrique, l’enveloppe globale s’élève à 5 millions de dollars. Ce financement, opéré à travers le Fonds des Nations Unies pour les réponses aux urgences (CERF), se distingue par sa structure en deux volets temporels distincts, conçus pour répondre à des besoins immédiats et futurs.
La première tranche, d’un montant de 2 millions de dollars, cible la réponse directe aux dégâts causés par le cyclone Fytia. Elle vise à soutenir une réponse multisectorielle pour 30 000 personnes dans la région de Boeny (Ouest) sur une période de trois mois. La seconde tranche, supérieure avec 3 millions de dollars, relève d’une logique d’anticipation. Ces fonds ont été décaissés avant même le passage du cyclone Gezani sur Toamasina (Nord-Est), une méthode permettant d’engager des actions préventives pour limiter l’impact humanitaire.
Les autorités malgaches précisent que ces actions anticipatoires devraient bénéficier à environ 93 000 personnes dans les mois à venir. La mise en œuvre est supervisée par le Coordonnateur résident de l’ONU, en collaboration avec six agences onusiennes et le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC). Les ministères de tutelle sont également impliqués pour garantir la cohérence des projets financés.
Cette mobilisation financière intervient après l’appel officiel lancé le 11 février par le gouvernement malgache. Face à l’ampleur des destructions cumulées par les deux systèmes météorologiques, Antananarivo avait sollicité une réaction rapide des partenaires nationaux et internationaux pour soutenir les opérations de secours et de reconstruction.