Macron relance les restitutions d’œuvres pillées, malgré leur faible nombre depuis 2020

26 trésors d’Abomey ont été rendus au Bénin en 2020, avec le sabre d’El Hadj Omar au Sénégal la même année : Emmanuel Macron a affirmé lundi à Nairobi que le mouvement de restitution des œuvres pillées durant la colonisation était désormais « irréversible » et « inarrêtable ».

Au premier jour d’un sommet Afrique France organisé au Kenya, le président français a assuré que ce programme survivrait à la fin de son mandat, prévue dans un an. Il a déclaré que même l’arrivée au pouvoir en France de quelqu’un qui voudrait revenir sur ces restitutions n’y changerait rien, évoquant ceux qui veulent « aller vers le repli ». Il a aussi lancé à ceux qui avaient résisté au projet de loi en y voyant « de la repentance » : « Trop tard ! (ne) vous emballez pas, trop tard ! »

Une loi promulguée avant le sommet

Samedi, juste avant ce rendez-vous de Nairobi, Emmanuel Macron a promulgué une loi-cadre française destinée à faciliter la restitution des œuvres pillées pendant la colonisation. Le texte, adopté à l’unanimité par le Parlement français, répond à une demande portée depuis des années en Afrique. Le président français a rappelé qu’il s’agissait d’une promesse faite dès le début de sa présidence, en 2017 à Ouagadougou, au Burkina Faso.

Dans le récit qu’en fait Le Figaro, les restitutions restent pour l’heure limitées : après les 26 trésors d’Abomey rendus au Bénin et le sabre d’El Hadj Omar remis au Sénégal en 2020, un « tambour parleur » confisqué à la Côte d’Ivoire depuis 1916, le « Djidji Ayokwe », a été restitué au début de 2026.

Macron promet de poursuivre ce « combat »

Emmanuel Macron a présenté cette loi comme le point de départ d’un mouvement appelé à se poursuivre. « C’est le début d’un échange (…) Beaucoup d’autres restitutions vont continuer sur la base de cette loi-cadre », a-t-il insisté. Alors qu’il entretient encore le doute sur ce qu’il fera après avoir quitté le pouvoir, il a promis de continuer ce « combat » aux côtés des Africains, « dans d’autres oripeaux » et avec « d’autres habits ». Ces éléments ont été rapportés par Le Figaro.

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