Lutte contre l’orpaillage : 42 dragues détruites dans une zone où l’accès est difficile en hivernage

42 dragues utilisées pour l’orpaillage clandestin ont été détruites par les éléments de la brigade territoriale de la gendarmerie de Saraya, le long du fleuve Falémé, dans la commune de Missirah Sirimana. Découverts en activité lors d’une patrouille, ces engins opéraient en violation du décret suspendant toute exploitation minière dans la zone.

L’opération a été menée vendredi, a rapporté l’APS samedi de source sécuritaire, précisant que les 42 machines ont été détruites sur place. L’intervention visait à faire respecter l’interdiction de l’exploitation sur les abords du fleuve.

L’accès à certaines localités reste toutefois difficile, particulièrement en cette période d’hivernage, où les motos constituent souvent le seul moyen de déplacement. Cette contrainte n’a pas empêché la multiplication des opérations de contrôle dans le département de Saraya, confronté depuis plusieurs années à une forte pression liée à l’orpaillage clandestin.

Cette destruction massive s’inscrit dans une série d’actions récentes. En avril dernier, les unités du GARSI 2 avaient détruit 32 dragues clandestines près de la Falémé, avant de neutraliser dix autres en mai dans les villages de Wortoukhaty et Toumbifara. Au total, plus de 80 dragues ont été mises hors d’état de nuire en quelques mois.

Les autorités réaffirment leur détermination à faire respecter les mesures de lutte contre l’exploitation illégale sur le fleuve Falémé.

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Un commentaire

  1. arrestations ont effectivement eu lieu. Les autorités communiquent à outrance sur la destruction continue de barges, la saisie de matériel de dragage sophistiqué sur les rives du fleuve Sénégal et le déversement de produits hautement toxiques.
    Pourtant, aucun orpailleur clandestin n’a encore été traduit en justice. Alors que l’on déplore une dégradation irréversible de l’écosystème et des pertes économiques colossales, une question simple se pose : cette activité est-elle légale ou non ? Si elle est interdite, comment expliquer l’absence totale de coupables jugés et condamnés ?

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