L’ONU révèle le nombre de réfugiés manquant à l’appel après un naufrage en mer d’Andaman

Un drame s’est noué dans les eaux de la mer d’Andaman, où une embarcation de fortune transportant de nombreux passagers a chaviré en raison de mauvaises conditions météorologiques. Les autorités maritimes et les agences internationales se coordonnent pour évaluer l’ampleur de ce nouvel accident touchant des exilés en quête de refuge.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a publié une déclaration ce mardi, annonçant qu’environ 250 réfugiés rohingyas et ressortissants bangladais sont portés disparus à la suite de ce naufrage. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, le bateau, chargé d’hommes, de femmes et d’enfants, a sombré face à des vents violents, une mer agitée et une surcharge évidente.

Avant d’être définitivement englouti, le navire avait connu d’autres pertes. Rafiqul Islam, l’un des rescapés, a témoigné que 25 à 30 personnes étaient mortes d’étouffement dans la cale surpeuplée du chalutier. Il a expliqué avoir été attiré à bord par des passeurs qui lui promettaient un emploi en Malaisie. L’embarcation a vogué pendant quatre jours avant de chavirer, et les naufragés ont dérivé durant près de 36 heures.

Le 9 avril dernier, une opération de secours menée par les gardes-côtes du Bangladesh (BCG) a permis de repêcher neuf survivants, dont une femme. Le lieutenant-commandant Sabbir Alam Sujan a précisé que ces individus ont été repérés au milieu de la mer, s’accrochant à des fûts et des rondins. L’agence Anadolu ajoute une dimension judiciaire à l’affaire, indiquant que six de ces neuf personnes repêchées sont soupçonnées d’être des trafiquants et ont été placées en détention.

Le HCR a souligné que cet incident illustre les conséquences désastreuses d’un déplacement prolongé et l’absence de solutions durables. La Malaisie reste une destination de choix pour les Rohingyas, s’agissant d’un pays à majorité musulmane comptant une importante diaspora. Pour rappel, en 2017, une offensive des forces armées du Myanmar avait contraint plus de 730 000 Rohingyas à fuir vers le Bangladesh.

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