Loi sur la sécurité à Hong Kong : la cour d’appel rend son verdict pour les figures de l’opposition emprisonnées

La justice d’appel de Hong Kong s’est prononcée ce lundi sur le dossier des militants pro-démocratie, une affaire emblématique liée à la loi sur la sécurité nationale imposée par Pékin. Cette décision concerne les recours introduits par plusieurs figures de l’opposition condamnées pour subversion.

La cour a rejeté les appels formulés par les militants incarcérés. Onze d’entre eux, qui contestaient leur culpabilité, ont vu leur requête déboutée. Parmi ces personnalités figurent d’anciens parlementaires tels que Leung Kwok-hung, Lam Cheuk-ting, Raymond Chan et Helena Wong, ainsi que l’ancienne journaliste Gwyneth Ho. Les magistrats ont également rejeté l’intégralité des recours portant sur la durée des peines prononcées en première instance.

Une exception notable concerne Lawrence Lau, un ancien conseiller de district pro-démocratie. Les juges ont confirmé son acquittement, rejetant ainsi l’appel formulé par l’accusation à son encontre.

Ce dossier, connu sous le nom des « 47 de Hong Kong », trouve son origine dans l’organisation d’élections primaires non officielles en juillet 2020, à la suite des vastes manifestations de 2019. Le camp pro-démocratie espérait y désigner ses candidats pour les élections législatives, avec l’objectif d’obtenir une majorité permettant de bloquer le budget de la ville et d’imposer des réformes. Les autorités avaient qualifié cette initiative de complot subversif, procédant à des arrestations massives quelques mois plus tard. En 2024, quarante-cinq des accusés avaient écopé de peines allant de quatre à dix ans de prison.

Lors du procès, l’accusation a soutenu que l’objectif des militants était de paralyser le gouvernement local et de forcer la démission de l’exécutif. La défense, représentée notamment par l’avocat Erik Shum, a argué que le blocage du budget constituait un mécanisme de contrôle prévu par la mini-constitution du territoire.

Certains des accusés ont déjà passé près de cinq ans derrière les barreaux. Le mois dernier, dix-huit autres prévenus n’ayant pas fait appel ont été libérés après avoir purgé leur peine. Selon le média Al Jazeera, cette décision judiciaire s’inscrit dans un contexte de durcissement des restrictions sur la liberté d’expression à Hong Kong, marqué au début du mois par la condamnation à vingt ans de prison du magnat de la presse Jimmy Lai.

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