Le conflit au Moyen-Orient et la récente escalade militaire contre l’Iran continuent de susciter de vives réactions diplomatiques à l’échelle internationale. Loin d’être un simple observateur, la diplomatie asiatique vient de mettre en lumière les circonstances précises ayant entouré le déclenchement des dernières hostilités.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, s’est entretenu lundi par téléphone avec ses homologues bahreïnien, Abdullatif bin Rashid Al Zayani, et koweïtien, Jarrah Jaber Al-Ahmad Al-Sabah. Au cours de ces échanges, Pékin a réaffirmé que la souveraineté, la sécurité et l’intégrité territoriale de tous les pays exigent un respect strict, condamnant fermement toute attaque ciblant des civils ou des infrastructures non militaires.
Le point central de ces discussions a porté sur la nature de l’intervention armée. Wang Yi a formellement accusé les États-Unis et Israël d’avoir déclenché leur offensive militaire contre l’Iran sans aucune autorisation préalable de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Le chef de la diplomatie chinoise a surtout souligné que ces frappes ont été exécutées alors même que des négociations entre Américains et Iraniens étaient en cours, qualifiant cette action de violation manifeste du droit international.
Face à cette situation jugée préjudiciable pour l’ensemble des parties, la Chine a exhorté à un cessez-le-feu dans les plus brefs délais, privilégiant le dialogue pour restaurer la paix. Dans cette optique, l’envoi d’un émissaire spécial de Pékin au Moyen-Orient a été annoncé lors de ces deux appels téléphoniques afin de soutenir les efforts diplomatiques.
Pour rappel, les opérations militaires israélo-américaines entamées le 28 février ont fait plus de 1 200 morts sur le sol iranien, parmi lesquels le guide suprême Ali Khamenei, de hauts responsables de l’armée, ainsi que plus de 150 écolières. En guise de représailles, Téhéran a visé plusieurs bases, installations diplomatiques et personnels militaires américains dans la région, causant la mort de sept soldats des États-Unis.