La stabilité du bassin du fleuve Mano fait l’objet d’une attention sous-régionale urgente. Face à la multiplication des frictions territoriales qui fragilisent les relations de bon voisinage, une rencontre de haut niveau se tient ce lundi 16 mars dans la capitale guinéenne pour tenter de trouver une issue diplomatique à la crise.
Selon les informations rapportées par l’Agence Afrique, les présidents Mamadi Doumbouya (Guinée), Joseph Boakai (Libéria) et Julius Maada Bio (Sierra Leone) se sont réunis à Conakry pour un sommet tripartite crucial. L’enjeu de ces discussions porte sur la résolution définitive des récents différends frontaliers qui opposent ces trois États ouest-africains. Pour garantir le bon déroulement des pourparlers, un dirigeant de la Côte d’Ivoire a été convié à prendre part aux échanges en tant que pays témoin.
Cette initiative diplomatique s’inscrit sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui suit la situation de près. Le 12 mars dernier, l’organisation sous-régionale avait publié un communiqué exprimant sa profonde préoccupation face à la montée des tensions le long des frontières séparant la Guinée-Conakry de ses deux voisins.
Notre rédaction note que les directives de la CEDEAO sont précises. L’instance a fermement exhorté les États membres impliqués à faire preuve de calme et de retenue. Les injonctions incluent le respect strict des tracés frontaliers actuels et l’arrêt immédiat de toute initiative unilatérale. L’organisation privilégie exclusivement le recours aux voies diplomatiques qu’elle a initiées pour régler ces litiges territoriaux.