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L’Iran menace de paralyser le trafic commercial sur trois nouvelles voies maritimes

Une délégation pakistanaise de haut rang, dirigée par le chef de l’armée Asim Munir, est arrivée à Téhéran pour coordonner une nouvelle phase de négociations entre l’Iran et les États-Unis. Cette médiation survient à une semaine de l’expiration du fragile cessez-le-feu en vigueur.

Accompagné du ministre de l’Intérieur Mohsin Naqvi, Asim Munir est porteur d’un nouveau message de Washington afin d’organiser un second cycle de pourparlers, le premier s’étant achevé sans accord dimanche dernier à Islamabad. Parallèlement, le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, a entamé une tournée dans le Golfe en débutant par l’Arabie saoudite, dans le but de convaincre les partenaires régionaux de soutenir ce processus diplomatique.

La principale urgence des médiateurs est d’obtenir une prolongation de la trêve, censée prendre fin le 22 avril. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, la délégation pakistanaise se montre optimiste quant à une percée potentielle sur le dossier nucléaire. Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baghaei, a confirmé la disposition de Téhéran à discuter du niveau d’enrichissement de son uranium, tout en réaffirmant le droit du pays à poursuivre ce programme en fonction de ses besoins.

Les tractations se déroulent dans un climat de forte tension militaire. Le blocus naval maintenu par les États-Unis sur tous les ports iraniens a déjà contraint neuf navires à faire demi-tour. En réponse, le commandant des forces conjointes iraniennes, Ali Abdollahi, a menacé de paralyser le commerce régional en bloquant le passage dans la mer Rouge, le Golfe et la mer d’Oman si les restrictions américaines ne sont pas levées. Les médiateurs tentent de trouver un compromis sur la levée de ce blocus, le contrôle du détroit d’Ormuz et les réparations de guerre.

De son côté, le président américain Donald Trump a déclaré que la guerre, qui a coûté la vie à 3 000 personnes en Iran, est sur le point de s’achever, demandant au monde de se préparer à « deux journées incroyables ». La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé la probabilité d’une reprise imminente des discussions à Islamabad. D’après la chaîne qatarie, ce processus fait toutefois face à de nombreux détracteurs, le principal obstacle identifié par des sources pakistanaises étant l’opposition d’Israël à un accord de paix définitif.

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