La nouvelle de son éviction de la direction générale de la Société Nationale des Habitations à Loyer Modéré (SN HLM) venait à peine de tomber, mais Bassirou Kébé n’a pas tardé à prendre la parole. Loin de se laisser abattre, l’ex-dirigeant, figure connue du parti Pastef, a choisi de livrer une première réaction qui se veut à la fois rassurante pour ses partisans et lourde de sens politique.
C’est à l’issue du Conseil des ministres du 18 février 2026 que le remplacement de M. Kébé par Pape Abdourahmane Dabo a été officiellement entériné. Quelques heures plus tard, dans un message concis adressé aux « patriotes », terme désignant les militants de sa formation politique, il a balayé la décision d’un revers de la main.
« Salam les patriotes, merci pour tout. C’est un non-événement. Le combat continue. »
Cette déclaration, brève mais dense, a une double portée. En qualifiant son limogeage de « non-événement », Bassirou Kébé cherche à minimiser l’impact de la décision gouvernementale, la présentant comme une péripétie sans conséquence sur son engagement. Il réaffirme ainsi que sa loyauté va à sa cause politique, qui transcende les fonctions administratives.
La seconde partie de son message, « le combat continue », ne laisse place à aucune ambiguïté. Il s’agit d’un mot d’ordre clair, signifiant que son départ de la SN HLM ne marque en rien la fin de son action. Au contraire, cette éviction semble le conforter dans sa position de militant, prêt à poursuivre ses objectifs au sein de Pastef, désormais libéré de ses responsabilités institutionnelles.