L’ouest de la Libye est le théâtre d’un nouveau bouleversement sécuritaire aux répercussions politiques majeures. Alors que la situation dans le pays reste précaire, une opération ciblée menée ce mardi à Zintan vient de sceller le destin de l’une des figures les plus surveillées de la région. Seif al-Islam Kadhafi, fils de l’ancien dirigeant Mouammar Kadhafi, a été la cible d’une attaque fatale à son domicile.
Selon les informations relayées par notre confrère *Kawtef*, l’homme de 53 ans a été assassiné par un commando armé. La nouvelle a été confirmée par son avocat français, Me Marcel Ceccaldi, qui a apporté des éclaircissements sur le déroulement des faits. Il ne s’agit pas d’un affrontement fortuit, mais d’une exécution orchestrée par un groupe non identifié qui a réussi à pénétrer dans sa résidence.
D’autres sources proches du dossier rapportent que l’opération a été menée avec une précision militaire. Quatre hommes armés auraient d’abord neutralisé le système de vidéosurveillance avant d’abattre celui qui résidait à Zintan depuis plus d’une décennie. Cette méthode d’action suggère une planification minutieuse pour atteindre cette cible pourtant protégée.
Cette disparition brutale intervient alors que Seif al-Islam Kadhafi tentait de peser à nouveau sur l’échiquier libyen. Recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l’humanité, il avait néanmoins déposé sa candidature à l’élection présidentielle de 2021, scrutin finalement reporté. Sa mort à Zintan laisse le pays, toujours divisé entre pouvoirs rivaux depuis la chute du régime en 2011, face à une nouvelle équation politique.