Libérez Pape Alé Niang – Par Souleyanta Ndiaye*

Libérez cet homme
Avant qu’il ne meurt.
Libérez ce diseur de tout,
Un habitué des maux durs,
Vrais ou faux,
Qui défend la liberté,
C’est le plus important.

Libérez cette voix nationale
Qui traque les maux,
Les maux qui arrivent
De partout de nos jours,
Qui n’épargnent que moi,
La main qui tue.

Libérez cet arbre
Qui vous a couvert
De son ombrage fertile,
Qui vous a gonflé
Comme un œuf
Et vous a ouvert,
Avec d’autres mains bénies,
Les portes du triomphe
Que vous célébrez encore,
Ivre comme jamais,
De pouvoir et de souffrances
Infligées aux autres…

Libérez cette plume!
Libérez cette voix!
Libérez ce père particulier,
Pas comme vous,
Que ses enfants ne voient plus
Par votre faute mince,
Par votre faute aveugle,
Par votre faute cynique,
Par la faute
De tous ceux qui se taisent
Parce que fatigués
Des turbulences de votre conduite.

Libérez Pape Alé Niang!
Vous nous faites honte!
Ça suffit,
Ô Dieu,
Entendez notre complainte
Pour qu’il ne meurt pas
Pour qu’il ne meurt pas…
*Journaliste

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