Le président libanais Joseph Aoun a officialisé, mercredi, la candidature des archives de Télé Liban pour une inscription au Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO. Cette initiative, annoncée lors d’une cérémonie au siège de la chaîne à Hazmieh, vise à restaurer la position du Liban sur la scène médiatique et documentaire internationale.
Qualifiant ces archives de « véritable trésor national », Joseph Aoun a souligné qu’elles retracent des décennies d’histoire politique, culturelle et médiatique du pays. Cette démarche symbolise, selon lui, le retour du Liban à sa « place naturelle » et témoigne de la volonté de renouvellement des institutions nationales. Le Registre de la Mémoire du monde a pour vocation la sauvegarde du patrimoine documentaire d’une valeur universelle exceptionnelle, garantissant sa préservation pour les générations futures.
Le ministre de l’Information, Paul Morcos, a affirmé que la protection et la numérisation de cette mémoire fédératrice constituent une priorité pour son département. Elissar Naddaf, présidente du conseil d’administration de Télé Liban, a confirmé que le dossier a été soumis la semaine dernière au siège de l’UNESCO à Paris. Comme le précise l’agence Anadolu, ce processus a abouti après l’achèvement de la numérisation, soutenue par le bureau de l’UNESCO à Beyrouth.
Dans le cadre de son plan de redressement, le diffuseur public bénéficie d’appuis internationaux. L’ambassade de Turquie a contribué à la rénovation de plusieurs départements et au lancement d’un projet de modernisation des salles de montage via l’Agence turque de coopération et de coordination (TIKA). Une aide de l’ambassade de Chine est également attendue pour l’équipement du studio d’information. Fondée en 1959, Télé Liban, première chaîne de télévision du Moyen-Orient, tente ainsi de surmonter ses difficultés financières pour redevenir une plateforme médiatique de référence.